Fin des inscriptions à l’université et grandes écoles ivoiriennes le 28 février 2017

Les inscriptions dans les universités publiques et grandes écoles ivoiriennes devront s’effectuer au plus tard le 28 février 2018. Le ministère de l’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire lance donc un appel aux étudiants retardataires afin qu’ils puissent régulariser leur statut avant la date butoir.

Après le délai accordé aux bacheliers de Côte d’Ivoire pour les préinscriptions relancées jusqu’au 08 février, le ministère de l’enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vient fixer pour les inscriptions à l’université et dans les grandes écoles. Les étudiants n’ayant pas encore régularisé leur situation au titre de l’année académique en cours doivent impérativement le faire avant la date du 28 février prochain, délai rigueur. Selon le communiqué, les étudiants disposent encore d’un mois finaliser les différentes procédures d’inscription et de réinscription pour les doublants, faute de quoi ils seront rayés de la liste officielle des étudiants inscrits au titre de l’année académique 2016 – 2017 dans les universités et dans les grandes écoles. Contrairement aux années précédentes où les inscriptions étaient repoussées jusqu’à la fin de l’année académique, le ministère de l’enseignement supérieur souhaite raccourcir les délais, mais pour quelle raison ?

Un délai pour « maîtriser les effectifs »

Dans son communiqué, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Bakayoko Ly Ramata précise que, « conformément aux normes internationales, les établissements d’enseignement supérieur se doivent de maîtriser leurs effectifs étudiants ». Cette mesure s’inscrirait donc dans le cadre de l’application du Système d’enseignement international LMD. Les universités et grandes écoles ivoiriennes, contrairement à certains voisins de la sous-région, ont transité tardivement vers le système LMD. Mis en place depuis la rentrée universitaire 2013 – 2014, quel état des lieux peut-on dresser du système LMD trois ans après son application ?

Un bilan mitigé dans les universités publiques ivoiriennes

Si la transition vers le système LMD était une nécessité en Côte d’Ivoire, il faut également souligner que le passage de l’ancien système vers le moderne ne s’est pas fait sans douleurs, majoritairement pour les étudiants ivoiriens. Avec l’instauration du LMD, les inscriptions à l’université sont passées de 6000 francs Cfa à 30.000 francs pour les étudiants du DEUG à la licence ; ceux de maîtrise ont vu les frais d’inscription grimper jusqu’à 60.000 francs Cfa. Ensuite, il y’a eu le problème d’adaptation de certains étudiants de l’ancien système au LMD. Mais cette difficile transition a eu aussi de nombreuses retombées positives pour les étudiants ivoiriens inscrits dans les universités. Grâce à l’instauration du système Licence Master Doctorat (LMD), le fameux parapluie atomique qui permettait à certains étudiants des universités publiques de se maintenir autant qu’ils le souhaitent après une fois qu’ils obtiennent la Licence, a disparu. Aussi, l’application du système a redoré quelque peu l’image de la Côte d’Ivoire dans la sous-région et à l’international en termes d’infrastructures modernes et de modernisation de la formation universitaire « conformément aux normes internationales », comme l’a expliqué la ministre dans son communiqué.

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