Les six journalistes ivoiriens libérés mais toujours dans le viseur de justice

Arrêtés dimanche dernier pour avoir divulgué des « informations fausses » dans l’affaire des primes exigées par les forces spéciales, les six journalistes ivoiriens ont été libérés le 14 février sur décision de la justice. Mais les charges qui pèsent contre eux sont toujours maintenues.

Les acteurs de la presse privée ont poussé un ouf de soulagement ce mercredi 15 février suite à la décision de libération des six journalistes ivoiriens arrêtés dimanche dernier dans la capitale ivoirienne : « Après trois jours, j’avoue que je suis heureux. Je suis heureux d’avoir été remis en liberté… Il faut dire que nous avons souvent douté mais la mobilisation des journalistes a dû jour beaucoup dans ce qui s’est passé », peut-on lire les propos de Vamara Coulibaly, l’un des journalistes interpellés par la gendarmerie, dans les colonnes de nos confrères de RFI. En plus de Vamara Coulibaly, Yacouba Gbané, Hamadou Ziao, Ferdinand Bailly, Jean Bédel Gnago et Franck Bamba Mamadou ont également été remis en liberté le mardi après 72 heures de détention à Abidjan. Si les acteurs de la presse privée se félicitent de cette libération, la bataille est loin d’être encore gagnée car les six journalistes sont toujours dans le viseur de la justice. Les charges retenues contre eux n’ont pas encore été levées par la justice ivoirienne.

Les acteurs de la presse privée demandent l’annulation des poursuites

Si les acteurs de la presse privée ont salué cette décision de remise en liberté de leurs confrères journalistes ce mercredi, ils restent en revanche toujours mobilisés pour exiger l’annulation des charges contre les six journalistes. Guillaume Gbato, le secrétaire général du SYNAPPCI, a fait savoir dans un communiqué que son syndicat salue « la libération de six journalistes interpellés dimanche mais exige l’abandon de toutes les charges retenues contre eux ». Dans une déclaration diffusée sur les antennes de la RTI, le procureur de la République Adou Christophe Richard avait affirmé que les six journalistes interpellés avaient été interpellés pour avoir révélé « des informations fausses se rapportant au secret de la défense et de la Sureté de l’Etat ».
Les 6 hommes de médias pourraient donc à nouveau se retrouver devant la justice pour répondre de ces accusations, si le syndicat de la presse privée n’arrive pas à faire plier la justice ivoirienne sur sa décision de renvoyer les accusés devant le tribunal.

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