Grève des producteurs de cacao en Côte d’Ivoire : voici les raisons du blocage

Les producteurs de cacao en Côte d’Ivoire ont entamé une grève depuis le 8 février dernier pour protester contre le blocage de la commercialisation des fèves. Si les raisons de cette décision du CCC étaient au départ inconnues, elles ne sont plus un mystère désormais.

La grève des producteurs de cacao en Côte d’Ivoire alimente encore les débats ce lundi 20 février, et ceux, malgré l’appel au calme lancé par les syndicats. La filière cacaoyère traverse une crise sans précédent depuis novembre dernier, une crise due à l’arrêt de la commercialisation des fèves dont les revenus sont aussi bien essentiels pour le pays comme pour les producteurs. Craignant de voir la qualité de leur cacao se détériorer, les planteurs ivoiriens sont entrés en grève depuis le 8 février dernier dans le but de pousser le CCC, l’autorité chargée de réguler la commercialisation des fèves, à lever le mot d’ordre du blocage des ventes. Cette protestation avait conduit à l’arrestation de plusieurs producteurs et aussi occasionné certains blessés suite à l’intervention des forces de police qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour tenter de dissuader les manifestants. Pour tenter de désamorcer la crise, une rencontre a eu lieu hier dimanche entre le Conseil du café-cacao et le COFCCO, un des nombreux syndicats qui représentent les acteurs de la filière cacaoyère en Côte d’Ivoire. Lors de l’entretien, Mme Massandje Touré, en sa qualité de DG du CCC, est revenu sur les raisons du blocage de la commercialisation de fèves aux ports de San-Pedro et d’Abidjan.

Une crise mondiale à l’origine du blocage

Selon le Directeur Général du CCC, la filière du cacao traverse actuellement une crise mondiale, une crise qui s’explique par une hausse de l’offre par rapport à la demande sur le marché mondial. Systématiquement, cette situation va entraîner un ralentissement de la commercialisation des fèves, raison pour laquelle les camions sont bloqués aux ports d’Abidjan et de San-Pedro depuis plusieurs jours : « Il y a des moments où l’offre est plus importante que la demande. Dans ces conditions, on note un ralentissement et c’est ce qui nous arrive», a fait savoir Mr Laupez Yao, président du COFCCO à l’issue de la rencontre avec Massandjé Touré. Toutefois, la responsable du CCC a tenu à rassurer les acteurs de la filière cacaoyère quant à une normalisation de la situation dans les jours à venir, raison pour laquelle Mr Laupez Yao a invité les producteurs à la retenue.

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