Ebola : un nouveau vaccin pour protéger le chimpanzé du virus mortel

Les chimpanzés pourraient bientôt être à l’abri de la maladie à virus Ebola. Des chercheurs viennent de mettre au point un nouveau vaccin capable de protéger ces espèces qui ont payé un lourd tribut depuis la découverte de la maladie en Afrique dans les années 1976.

Un nouveau vaccin contre le virus Ebola vient de voir le jour si l’on en croit les résultats de plusieurs tests effectués récemment par des scientifiques. Malheureusement, ce remède est uniquement destiné aux animaux malades, les gorilles et les chimpanzés en particulier. Ces espèces ont vu leur population baisser ces dernières en raison des ravages causés par la maladie à virus Ebola, particulièrement en Afrique. Aucune étude de recensement officiel de ces animaux n’a à ce jour encore été effectuée, mais des dizaines de milliers de gorilles et de chimpanzé ont trouvé la mort ces trois dernières décennies à cause de la fièvre hémorragique. Et jusqu’à ce jour, ils restent encore exposés à cette menace, comme l’a si brillamment souligné le biologiste Peter Walsh : « Ces animaux, si proches de nous, sont menacés d’extinction par des maladies comme Ebola, par la chasse et par la perte d’habitat. Et nous en sommes largement responsables ». Et après plusieurs années de recherche, « Nous disposons maintenant de la technologie permettant de les (chimpanzés et gorilles, ndlr) sauver, nous avons l’obligation morale de le faire », a expliqué le docteur Peter Walsh à l’AFP il y’a de cela quelques jours.

Connu sous le nom de « filorab1 », ce nouveau vaccin a d’abord été expérimenté Etats-Unis à l’Université de Louisiane. Pour cette expérience, les chercheurs avaient administré le remède à 10 chimpanzés, des essais qui ont été couronnés de succès puisque le « filorab1 » a apporté « une réponse immunitaire robuste » à la maladie à virus Ebola, du moins dans le cas de ces espèces animales.

Une lueur d’espoir dans la lutte contre le virus Ebola

Certes, le nouveau vaccin n’est destiné qu’aux chimpanzés et gorilles mais il a tout de même son utilité dans la grande lutte pour l’éradication de la maladie à virus Ebola. Le mode de transmission étant l’une des principales voies de transmission de la fièvre hémorragique, la protection de ces animaux pourrait aider à réduire le risque de contamination via la chaîne animal-homme. En 2014, lors de la résurgence de la pandémie en Guinée, tout était parti du mode de transmission de l’animal à l’homme avant que la maladie ne se propage à travers les contacts humains.
Les études sont en cours pour l’élaboration d’un vaccin destiné à l’homme. Et d’ici 2018, les premiers sérums de lutte contre le virus Ebola devraient voir le jour. Selon les chiffres de l’OMS, 11.300 personnes ont trouvé la mort lors de la résurgence de la fièvre hémorragique.

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