Acquittement de Simone Gbagbo: Human Right Watch appelle la CPI à poursuivre l’ex-première dame

La remise en liberté de Simone Gbagbo est une décision qui surpris plus d’un, plus particulièrement l’ONG Human Right Watch. Indignée de la relaxation de l’ancienne première dame ivoirienne, l’organisation de défense des droits de l’homme a appelé la CPI à entamer des poursuites contre l’épouse de l’ex-chef d’Etat ivoirien.

L’acquittement de Simone Gbagbo dans le cadre du procès ouvert contre elle pour « crimes contre l’humanité et crimes de guerre » a été salué par l’opposition, en particulier le Front Populaire Ivoirien. Mais cette décision a été largement contestée par plusieurs organisations de victimes proches du parti au pouvoir. Aussi, l’ONG Human Right Watch qui espérait une nouvelle condamnation a été déçue par le verdict de la justice ivoirienne qui a ordonné la remise en liberté de l’ancienne première dame mardi. Hier mercredi, l’organisation de défense des droits de l’homme, a dans une déclaration souligné que cette relaxe « démontre les nombreuses irrégularités qui ont entaché le procès et laisse de graves questions sans réponse concernant son rôle présumé dans les atrocités commises pendant la crise post-électorale de 2010-2011 ». Selon l’ONG de défense des droits de l’homme, l’ancienne première dame ivoirienne serait donc d’une manière ou d’une autre impliquée dans les violences post-électorales de 2011 en Côte d’Ivoire, violences qui ont causé la mort de plus de 3000 personnes. Face à cette décision rendue par la justice ivoirienne, Human Right Watch a donc lancé un appel à la CPI, la Cour Pénale Internationale pour reprendre l’affaire Simone Gbagbo en main.

Malgré son acquittement, Simone Gbagbo restera toujours en prison

L’acquittement de l’ancienne première dame dans le procès ouvert contre elle en mai 2016 pour « crimes contre l’humanité et crimes de guerre » est une victoire à demi-teinte. Même si elle a évité la perpétuité grâce à ce verdict favorable, Simone Gbagbo purge toujours une peine de 20 depuis 2015 pour « complot contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et troubles à l’ordre public.». Rappelons que cette relaxe de l’ancienne première dame ivoirienne ouvre de nouveau la voie à la Cour Pénale Internationale qui la réclame depuis près 6 ans. A l’instar de l’ONG HRW, de nombreuses organisations des droits de l’homme pourraient frapper à la porte de la CPI pour demander l’ouverture d’un procès contre l’épouse de Laurent Gbagbo, l’ex-chef d’Etat ivoirien. Mais là encore, même si la Cour Pénale Internationale introduit une nouvelle demande d’extradition de l’ex-première dame ivoirienne, seules les autorités ivoiriennes devront décider si oui ou non Simone Gbagbo sera extradée à la Haye.

Une remise en liberté qui relance le processus de réconciliation ?

La remise en liberté de l’ancienne première dame ivoirienne a été saluée par de nombreux partisans du Front populaire ivoirien. Par-dessus tout, l’acquittement de Simone Gbagbo relance quelque peu le processus de réconciliation, l’un des chantiers sur lequel le président Ouattara bute depuis des années. Mais ce n’est qu’une goutte d’eau dans un océan car il y’a le chemin de la réconciliation en Côte d’Ivoire est encore très long.

5,573 total views, 18 views today


  
Haut

Hello !

Vous aimez Cotedivoire.news ? Merci de nous faire un Amour de LIKE ! !