Les planteurs de cacao en Côte d’Ivoire portent plainte contre le CCC

Les planteurs de cacao ne comptent pas en rester là dans la bataille qui les oppose au CCC, le conseil chargé de réguler le marché de la vente des fèves en Côte d’Ivoire. Le SYNAP-CI, un des nombreux syndicats qui défendent les producteurs, a décidé d’intenter des actions judiciaires contre l’instance de régulation.

Les planteurs ivoiriens de Cacao portent plainte vendredi  contre le CCC, l’instance qui s’occupe de la régulation de la commercialisation des fèves. L’action judiciaire en question est une initiative du SYNAPCI, le syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire. Selon Me Diarrassouba Mamadou Lamine, le syndicat qu’il représente dit vouloir « intenter une action en justice en vue de faire valoir les droits et les intérêts de ses membres ». Cette plainte des producteurs de cacao en Côte d’Ivoire intervient quelques jours après la fixation du nouveau prix bord champ des fèves par le gouvernement ivoirien au tarif de 700 FCFA, plusieurs mois après le blocage de la commercialisation. Compte tenu de l’excédent auquel faisait face le marché mondial depuis novembre dernier, l’Etat ivoirien avait décidé de suspendre temporairement la vente de cacao, une décision contre laquelle les planteurs se sont insurgés en février dernier en organisant des marches. Après plusieurs semaines d’impasse, le gouvernement a donné son feu vert à la commercialisation des fèves mais avec une différence de 400 frs Cfa par rapport au prix initial de 1100 FCFA fixé pour la campagne 2016 – 2017.
Dans cette crise mondiale, le Conseil du Café Cacao aurait failli à sa tâche selon l’avocat du SYNAPCI, raison pour laquelle, les planteurs ont décidé d’intenter des actions judiciaires contre l’instance dirigée par Massandjé Touré-Litsé, la directrice du CCC. Mais que reprochent exactement les producteurs à l’instance de régulation ?

Une plainte contre le CCC pour avoir abandonné les planteurs

A en croire Me Diarrassouba Mamadou Lamine, le Conseil du Café Cacao en Côte d’Ivoire aurait manqué à son devoir qui était de protéger les producteurs des conséquences de cette crise mondiale. Le CCC dirigé par Massandjé Touré-Litsé aurait pu atténuer les effets de cette crise si elle avait débloqué le fonds technique de réserve, une épargne constituée à ce jour d’environ 170 milliards de francs Cfa. Son usage aurait pu permettre aux producteurs ivoiriens d’amortir le préjudice financier de 80 milliards de FCFA causé par le blocage des stocks de cacao aux ports de San-Pedro et d’Abidjan : «L’inaction et le silence de l’organe de régulation du café-cacao heurte au-delà même des cacaoculteurs l’écrasante majorité des Ivoiriens vivant et dépendant de la filière café-cacao », a souligné l’avocat du SYNAPCI.
Cette action judiciaire intentée contre le CCC permettra sans doute d’apporter quelques éclaircissements à cette ‘‘inaction’’ de l’instance dirigée par Massandjé Touré-Litsé. Par-dessus tout, les planteurs cherchent à comprendre à travers cette plainte où est passé le fonds de stabilisation qui devait les protéger des conséquences de cette crise mondiale.

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