Présidentielles françaises : quand l’attentat des Champs Elysées peut changer le cours d’une élection

A deux jours du premier tour de l’élection présidentielle française, un événement, survenu la veille, aurait complètement rebattu les cartes : l’attentat sur les champs Elysées dans la soirée d’hier 20 avril 2017. Tombée en cours d’émission sur France 2, la nouvelle aurait contraint les candidats à revoir leur copie.

L’attentat est revendiqué par de l’Etat islamique

Jeudi 20 avril il est 19h GMT (21h heure française) quand un individu ouvre le feu sur des policiers donc une été abattu par le terroriste en haut des Champs Elysées. Selon les informations il serait arrivé à bord d’une voiture et descendu de celle-ci, il se serait automatiquement mis à tirer sur les policiers sur place. L’assaillant parviendra à tuer un policier et blessé un autre avant de se faire abattre. La préfecture de police de Paris a immédiatement déployé un important dispositif de sécurité sur place et donné des consignes aux touristes. Dans les minutes qui suivent, l’Eta islamique revendique l’attentat et présente son « martyr » comme étant Abou Youssef Al-Belgiki. A 20h le parquet antiterroriste se saisit de l’enquête. Au-delà de la stupeur générale, c’est la campagne électorale même qui sera bousculée par cette nouvelle qui s’invite dans les débats à la dernière minute.

La fusillade relance le débat sur le plateau de « 15 minutes pour convaincre »

Le breaking news sur France 2 suspens toute la dynamique du débat déjà lancé. Les candidats sont obligés de ranger « leurs petits papiers » pour parler aux français. La nouvelle tombe au moment où François Fillon a la parole. Le journaliste Monsieur Poujadas interrompt le candidat de Les Républicains pour annoncer l’attentat toujours en cours. A ce stade aucune information n’avait encore été confirmée sur les détails de l’attentat. Pourtant les candidats qui n’avaient pas encore eu leur tour de parole seront obligés de composer avec cette information parcellaire.

Jacques Cheminade, Philippe Poutou et Jean Lassale arrondissent leurs opinions

Les trois candidats, pressentis comme des faire-valoir, ont tenu à réitéré leurs positions de départ sur la sécurité de la République : désarmer les policiers, les payer davantage. Le classique selon les medias.

François Fillon et Emmanuel Macron marquent des points

En revanche le candidat de Les Républicains et celui de En marche modifieront leurs interventions pour adosser la stature d’un chef d’Etat capable de rassurer ses compatriotes. Revenant sur le fait que les Français devront désormais composer avec la menace terroriste il se veut paternel : « Présider, c’est protéger. Je veux vous protéger. J’y suis prêt. » Déclare t’il. François Fillon va plus loin et revient sur ses propositions fortes qui permettront de lutter contre la montée de l’extrémisme islamique en France. Il promet notamment que « les jeunes Français partis pour la Syrie ne reviendront pas ».

Les autres candidats se rattrapent dans leurs conclusions respectives

En substance, quand Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon affirment vouloir mener une lutte implacable contre les terroristes, Marine Le Pen prêche qu’elle ne veut pas que les français s’habituent au « terrorisme extrémiste ».

François Fillon aurait marqué les derniers points

De l’avis général des commentateurs de la politique française, le candidat de Les Républicains est le seul qui a convaincu. Seule sa politique serait la mieux réaliste et efficace face à un Macron qui sans expérience et des Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Benoit Hamon indécis ou toujours plus extrémistes que l’extrémisme islamique lui-même.

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