Mouvement de grogne chez les anciens combattants en Côte d’Ivoire

Ils étaient environ une centaine d’ex-combattants à envahir les rues de Bouaké lundi pour protester contre le manquement à certaines promesses et engagements pris par le gouvernement ivoirien. Après une marche pacifique qui a brièvement paralysé certaines activités de la ville, les démobilisés ont adressé plusieurs revendications au gouvernement par lesquelles une demande d’audience avec le chef de l’Etat.

Le mouvement d’humeur des soldats démobilisés et anciens combattants qui a eu lieu dans la ville de Bouaké n’aura duré qu’une demi-journée. Pancartes et bandeaux à la main, une centaine d’ex-combattants ivoiriens ont manifesté lundi dans la seconde grande ville du pays, une marche qui visait à attirer l’attention du gouvernement sur la précarité de leur situation et le non-respect de certains engagements qui avaient été pris. Avec avoir reçu plusieurs tranches d’aides financières lors de l’opération de démobilisation et de réinsertion sociale, ces anciens soldats ivoiriens sont revenus à la charge avec une série de revendications qui n’auraient pas été satisfaites. Après le mouvement d’humeur, les militaires démobilisés se sont rendus à la préfecture de Bouaké pour entamer des négociations avec les autorités préfectorales de la ville. A l’issue des discussions, le porte-parole des ex-combattants, Amadou Ouattara, a révélé à la presse qu’une liste d’exigences avait été adressée au gouvernement ivoirien. Au titre des revendications, ces anciens soldats de l’armée ivoirienne réclament le paiement de ‘‘la prime Ecomog’’ qui s’élève à 12 millions de francs Cfa. Selon le porte-parole des soldats démobilisés, 6877 ex-combattants seraient concernés par la dite prime. Mais les revendications ont également porté sur plusieurs points, dont une audience avec le chef de l’Etat ivoirien.

Toute la lumière sur les revendications des ex-combattants de Bouaké

Cette exigence sera sans doute difficile à satisfaire, mais les démobilisés de Bouaké ont sollicité au cours des discussions avec les autorités préfectorales une audience avec le président Ouattara. En plus du versement de la prime Ecomog, ‘‘nous demandons la reconnaissance de notre grade de caporal avec les indemnités et les rappels s’y afférents de 2007 à 2012’’, a déclaré à la presse Amadou Ouattara après les discussions avec le corps préfectoral. Le porte-parole des anciens soldats démobilisés a aussi demandé à ce que l’Etat prenne en charge la situation ‘‘de certains blessés de guerre’’ livrés à eux-mêmes. Les anciens combattants ivoiriens demandent également la réinsertion de certains soldats démobilisés dans les rangs de l’armée ivoirienne, en l’occurrence les plus jeunes.

Les démobilisés réclament aussi justice

En plus revendications financières, le mouvement d’humeur de soldats démobilisés à Bouaké visait à attirer l’attention des autorités sur la mort encore inexpliquée de l’un des leurs, ‘‘la mort brutale et anormale de Bangaly Cissé dit Blindé, qui avait été arrêté après une manifestation’’, a déclaré le porte-parole des ex-combattants de Bouaké. En plus des 12 millions de la prime Ecomog, les démobilisés souhaitent que toute la lumière soit établie sur la mystérieuse disparition de Koné Yssouf, l’un des leurs frères d’arme qui avait mis aux arrêts en 2013.

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