Sauti Sol : les 4 ambassadeurs des plaines du Masaï Mara

Evoquer le Kenya c’est parler de Barack Obama, des grands espaces naturels tels que le Parc de Nairobi ou les réserves de Shimba Hills et du Masaï Mara ainsi que des safaris qu’ils offrent, du moins c’est le point de vue généralement admis.

Mais en matière de musique rien ne se savait vraiment, dit-on, sur ce pays jusqu’à ce que Trace Tv révèle un groupe kenyan du nom de Sauti Sol composé de quatre chanteurs. Le groupe aurait donné un peu plus de visibilité à la musique kenyane du côté des pays de l’espace francophone. Depuis, la bande se serait taillé une bonne part du showbiz national s’imposant comme l’un des groupes majeurs de l’Afrique de l’ouest même.

« Sura Yako » qui fait danser toute l’Afrique

Pour le public africain en général, l’aventure Sauti Sol a commencé en 2013 avec le morceau « Sura Yako ». Mais en fait le groupe existe depuis 2015. Le titre « Sura Yako » avait connu un succès tel que le groupe a franchi les frontières de son Kenya natal pour conquérir l’Afrique. La chanson a suscité une danse qui a contaminé toute l’Afrique. Elle a même émerveillé les voisins anglophones du Nigeria. En effet, le morceau a tellement conquis les mélomanes qu’il a suscité un remix avec l’artiste nigérian Iyanya. La même année le groupe recevait les prix Best African Act aux MTV Europe Awards et Best Group en 2016 aux MTV MAMA Awards.

Aux origines du groupe

Sauti Sol est composé de quatre membres que sont Willis Chimano, Savara Mudigi, Bien-Aimé Baraza et Polycarp Otiéno. Le nom du groupe Sauti sol est inspiré de deux langues différentes que sont le Swahili et l’espagnol. En effet « Sauti » est tiré du Swahili et veut dire « voix ». Quant à « sol » c’est un terme espagnol qui signifie « soleil ». Donc littéralement Sauti Sol veut dire « Voix du Soleil ».
Le groupe se forme en 2005 à Nairobi la capitale kenyane avec trois membres, Polycarpe ayant rejoint la bande quelques temps après. Tous ont fait de grandes études universitaires en journalisme ou en sciences naturelles. Pourtant la passion de la musique l’emportera sur les études et les quatre décident de faire carrière commune. Ils optent pour l’afro-pop et le RnB. Mais le premier album Mwanzo sorti en 2008 ne récolte pas le succès escompté. En 2011 par contre le deuxième album intitulé Sol Filosofia est bien accueilli par le public kenyan. L’année qui suit le groupe produit un single d’où est extrait « Sura Yako ». C’est le morceau qui les révèlera au grand public africain. En 2015 sort leur dernier album en date Live and die in Africa qui sera téléchargé 400.000 fois dans les jours qui ont suivi sa parution.

Le groupe bouscule les conceptions traditionnelles et crée la polémique

En 2014 parait la vidéo de la chanson « Nishike ». Elle met en scène les quatre artistes torses nus et des filles légèrement vêtues. Le clip est plein de charme, de formes, de muscles, de sensualité. Bref un clip classique de ce genre de thématique. Sauf qu’il est mal reçu par la critique locale qui le trouve trop osé. Il est donc banni dans tous les medias du pays parce qu’il serait « licencieux ». Baraza, l’un des membres du groupe, s’insurge contre cette décision qu’il trouve injuste et affirme qu’il ne sera jamais un artiste religieux. Le groupe obtiendra le soutien du public qui ne verra pas non plus l’indécence dénoncée par l’autorité de régulation nationale.

Une carrière prolifique au-delà du « Sura Yako »

Si le groupe n’est pas trop présent sur les chaines francophones depuis son « Sura Yako », en revanche il l’est dans les medias de pays anglophones principalement ceux d’Afrique de l’est ou d’Afrique du sud. Ainsi plusieurs autres clips à succès ont suivi dont « Nishike » la polémique, « Coming home », « Money lover » ou encore « Isabela » des vidéos qui connaissent un certain succès en Afrique du sud où le groupe travaille quelques fois. Grace à la notoriété engrangée il comptabilise près d’un milliard de Like sur Facebook et environ 96.000 abonnés sur YouTube. Des abonnés qui viennent également de pays francophones séduits par les voix ensoleillées des quatre garçons. D’ailleurs le groupe a presté en République Démocratique du Congo précisément à Goma le 13 mars dernier lors de l’Amani Festival en faveur de la paix dans le pays.
S’il est exagéré de dire que la musique kenyane se résume à Sauti Sol, il est également malhonnête de ne pas reconnaitre que le groupe fait partie des artistes kenyans qui ont le plus exporté ma musique de leur pays partout en Afrique et même en Europe. Leur talent ainsi que la cohésion qui les caractérise les mèneront surement encore plus loin.

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