Baisse du budget 2017 en Côte d’Ivoire: le gouvernement évoque trois raisons

Comme cela avait été annoncé, le budget de fonctionnement 2017 de la Côte d’Ivoire connaîtra une légère baisse. La décision est tombée ce mercredi à l’issue du traditionnel conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat. Trois raisons ont été avancées par le gouvernement pour justifier ce recadrage budgétaire.

Le budget 2017 de la Côte d’Ivoire sera revu à la baisse, c’est l’une des principales décisions à retenir du conseil des ministres qui s’est tenu ce mercredi 10 mai en présidence du chef de l’Etat. Initialement fixé à 6501,4 milliards de francs Cfa, il passera à 6447,6 milliards de FCFA, soit un recul de 9%. Ce recadrage budgétaire s’accompagne également d’une légère chute de la prévision de croissance pour 2017 qui avoisinait la barre des 9% : « initialement projetée à 8,9% elle a été révisée à la baisse à 8,5% », a indiqué la ministre Anne Désirée Ouloto, la porte-parole adjointe du gouvernement. Dans les faits, ce sont les dépenses d’investissement qui souffrent le plus de cette baisse du budget 2017 en Côte d’Ivoire. De 1924,7 milliards de FCFA, les dépenses d’investissement s’établissent désormais à 1746,9 milliards de francs Cfa, soit un repli de 177,8 milliards de FCFA. Ce recadrage budgétaire annoncé à l’issue du conseil des ministres du 10 mai n’est pas le fruit du hasard. Plusieurs raisons ont poussé le gouvernement ivoirien à réduire de 58,3 milliards de francs Cfa son budget global de fonctionnement pour l’année 2017. Dans son communiqué, la ministre Anne Désirée Ouloto a évoqué trois principales raisons qui ont conduit l’Etat à baisser ses dépenses et aussi la perspective de croissance pour l’année en cours.

Une baisse du budget qui était prévisible

Selon certains analystes de la situation économique de la Côte d’Ivoire, ce recadrage budgétaire annoncé par l’Etat ivoirien était prévisible. A en croire la porte-parole adjointe du gouvernement, « l’environnement socioéconomique au premier trimestre 2017 a été marqué par des chocs extérieurs et intérieurs liés notamment à une baisse des prix des marchandises générales de 9,3%, une baisse d’environ 35% du prix cacao, un retour à la hausse des prix du pétrole brut et à des revendications sociales.», autant de raisons qui ont poussé le gouvernement à réduire ses dépenses. La crise mondiale du cacao, qui avait entraîné un blocage de la commercialisation des fèves, aura des répercussions évidentes sur le PIB de la Côte d’Ivoire. Les planteurs devraient faire également les frais de cette crise mondiale du cacao, car l’Etat ivoirien a récemment revu à la baisse le prix minimum garanti aux producteurs lors de la vente.
L’instabilité que connaît le prix du baril de pétrole sur le marché international a également été évoquée comme motif par le gouvernement ivoirien. Les conséquences de la hausse brutale du coût de l’or noir sur le marché mondial commencent déjà ont eu pour effet immédiat l’augmentation des prix de litre d’essence à la pompe de 23 francs Cfa.
Avec les remous sociaux que le pays a traversé au premier trimestre de l’année (grève des fonctionnaires, mutinerie…), l’environnement macroéconomique n’a pas été propice à la création de richesse, du moins comme l’avaient espéré l’Etat ivoirien. Conséquence de la paralysie du pays, le budget 2017 recule de 9%.

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