Le FPI d’Affi N’Guessan prépare une marche contre le gouvernement ivoirien

Le président du FPI, le front populaire ivoirien, a lancé ce jeudi un appel à tous ses partisans pour une marche dite pacifique contre le gouvernement ivoirien. A travers cette manifestation prévue pour le 17 juin prochain, Pascal Affi N’Guessan entend montrer son mécontentement et celui des ivoiriens à l’égard de la politique que mène actuellement le pouvoir Ouattara.

Longtemps taxé de marionnette au service du pouvoir en place, le FPI d’Affi N’Guessan prépare une grande manifestation contre l’actuel gouvernement ivoirien. Le président du front populaire ivoirien a annoncé ce jeudi qu’une grande ‘‘marche pacifique’’ est prévue le 17 juin prochain pour dire non à la politique du régime Ouattara. Lors d’une conférence de presse qu’il a donnée au siège du FPI, le président de la formation politique a appelé tous ses partisans à descendre ‘‘dans la rue le 17 juin’’ pour dire non à ‘‘la corruption endémique’’ et dénoncer selon lui ‘‘la complicité de l’Etat’’ dans la gestion du scandale lié aux activités agrobusiness en Côte d’Ivoire. Cette ‘‘marche pacifique’’ contre le gouvernement ivoirien, si elle venait à avoir lieu comme l’espère le président du FPI, serait sans doute la première grande marche de l’opposition ivoirienne contre le président Ouattara depuis sa prise de fonction en 2011. Pour l’heure, le ministère de l’intérieur qui doit se prononcer sur la tenue de la marche n’a pas encore réagi à cet appel lancé par Affi N’Guessan, un appel qui vise manifestement à défier le pouvoir en place dans les rues.

Une marche contre l’échec social du gouvernement ivoirien ?

Pour le président Pascal Affi N’Guessan, le gouvernement ivoirien ne s’est pas montré à la hauteur dans la gestion des récentes crises qui ont secoué le pays. En plus de vouloir dénoncer la mauvaise gestion du dossier agrobusiness par l’Etat de Côte d’Ivoire, le président du FPI entend aussi fustiger le pouvoir en place pour sa ‘‘gestion catastrophique’’ des mouvements d’humeurs qui ont secoué le pays durant le mois de janvier. Face à la grogne militaire qui a démarré le 5 janvier dernier à Bouaké, le gouvernement ivoirien avait opté pour la voie des discussions, des négociations qui ont conduit à la satisfaction des revendications financières portées par les soldats de Bouaké. Mais la vague de protestation militaire s’est étendue à plusieurs bases militaires, à Abidjan comme à l’intérieur du pays, chaque soldat réclamant sa ‘‘part du gâteau’’.
Devant ‘‘la faillite de l’Etat’’, explique Affi N’Guessan, ‘‘nous devons réagir et crier notre colère de façon bruyante dans la rue’’. Mais tous les partisans du front populaire ivoirien ne descendront pas dans les rues comme l’espère le président du parti. La branche dissidente dirigée par Aboudramane Sangaré, a fait savoir qu’elle ne prendrait pas part à cette marche organisée par le président légitime du FPI : « ll peut marcher, nous ne nous sentons pas concernés », a souligné dans ses colonnes Jeune Afrique, rapportant les propos de Boubakar Koné, le porte-parole des partisans du « Gbagbo ou rien ».

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