Top 5 des présidents africains assassinés au pouvoir

Voici le classement des 5 présidents morts pendant leurs mandats, trois présent ci-dessus :  Laurent-Désiré Kabila, Thomas Sankara et Mohamed Boudiaf.
Voici le classement des 5 présidents morts pendant leurs mandats, trois présent ci-dessus : Laurent-Désiré Kabila, Thomas Sankara et Mohamed Boudiaf.

Ils ont été assassinés au cours de leur mandat présidentiel dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées. Ces présidents africains qui ont marqué l’histoire du continent en s’opposant souvent radicalement à la colonisation occidentale, sont nombreux à avoir été tués pendant l’exercice de leurs fonctions, mais nous vous en présenterons aujourd’hui 5.

Le top 5 des présidents africains assassinés au pouvoir n’est pas un classement exhaustif car on recense dans l’histoire africaine plus d’une dizaine de chefs d’Etats tués pendant l’exercice de leurs fonctions. Notre rédaction a donc décidé de dévoiler à ses lecteurs et lectrices 5 des nombreux dirigeants en Afrique dont la mort a souvent choqué l’opinion publique et la communauté internationale. Ils incarnaient des idées, ils avaient des rêves, des ambitions pour une Afrique autonome et unie. C’est l’exemple du guide libyen Mouammar Kadhafi assassiné le 20 octobre 2011 à la faveur de la révolution arabe qui a secoué le Maghreb il y’a de cela six ans. Mais ce serait une erreur de dire qu’ils étaient tous des hommes qui incarnaient la justice et le changement en Afrique, car certains présidents morts au pouvoir étaient aussi connus pour leur sadisme à l’égard du peuple qu’ils représentaient. Sans vouloir passer pour des justiciers, nous invitions nos lecteurs et lectrices à découvrir le top 5 des chefs d’Etats africains assassinés au pouvoir, une liste qui, faut-il le rappeler, n’est pas exhaustive.

Liste des 5 présidents africains morts au pouvoir

• Mouammar Kadhafi (Libye) : présenté par la communauté internationale comme l’un des derniers dictateurs africains encore en exercice, le guide libyen a été assassiné le 20 octobre 2011 pendant le vent de révolution qui a frappé le monde arabe il y’a 6 ans. Mais pour certains libyens et quelques panafricanistes, Mouammar Kadhafi incarnait l’éveil de conscience africaine contre la colonisation.

• Thomas Sankara (Burkina-Faso) : Panafricaniste dans l’âme, le capitaine Thomas Sankara était un modèle, une source d’inspiration pour de nombreux intellectuels africains qui voyaient en la présence occidentale l’expression de la colonisation du continent africain. Arrivé au pouvoir grâce à un coup d’Etat perpétré le 4 août 1983, le capitaine Sankara sera tué 4 après son accession au pouvoir (le 15 octobre 1987) d’une balle dans la tête lors d’un putsch militaire orchestré contre son régime. A la faveur de ce nouveau coup d’Etat, Blaise Compaoré prendra les rênes du pouvoir avant d’être destitué en octobre 2014 lors d’un soulèvement populaire. A ce jour, la justice burkinabé cherche toujours à élucider les circonstances de la mort de celui que l’on présentait comme le « Che Guevara », le révolutionnaire du continent africain. Et selon la justice burkinabé, l’ancien compagnon d’arme de Thomas Sankara, Blaise Compaoré, serait d’une certaine manière impliquée dans cet assassinat qui remonte au 15 octobre 1987.

• Samuel Doe (Libéria) : Dès son arrivée au pouvoir en 1980 par un coup d’Etat contre le régime de son prédécesseur William Tolbert, Samuel Doe instaure un climat de terreur au Libéria en procédant à des exécutions sommaires injustifiées. Ex-sergent formé par l’armée américaine, il exécutera en public tous les membres du gouvernement qui était dirigé par William Tolbert. Sous son règne, le Libéria connaîtra 10 ans après son accession au pouvoir la guerre civile, une guerre à travers laquelle émergeront plusieurs rébellions parmi lesquelles celles de Charles Taylor et Prince Johnson. Après son arrestation, il est torturé par les trouves de Prince Johnson avant d’être assassiné plus tard. Malgré son sadisme à l’égard du peuple libérien, la communauté internationale a été profondément choquée par le traitement infligé Samuel Doe avant son assassinat.

• Laurent-Désiré Kabila (RDC) : Les circonstances de sa mort qui remonte au 16 janvier 2001 n’ont pas encore été élucidées, plus de 16 ans après son assassinat. Laurent-Désiré Kabila en 1997 lorsqu’il renverse le régime sadique de l’empereur Mobutu né Joseph-Désiré Mobutu. Rappelons que Laurent-Désiré Kabila a été froidement assassiné dans son bureau sans le moindre soulèvement de la population, ni de l’armée. Son fils Joseph Kabila a été désigné comme son successeur quelques heures seulement après l’assassinat du père.

• Mohamed Boudiaf (Algérie) : ce n’est pas un hasard si notre rédaction a décidé d’inclure dans ce top 5 des présidents africains assassinés au pouvoir, l’ex-dirigeant algérien Mohamed Boudiaf. Il sans doute le chef d’Etat africain à avoir passé le moins de temps au pouvoir avant d’être tué pendant son mandat. Après un règne de 5 mois 13 jours en que président de l’Algérie, Mohamed Boudiaf est assassiné en pleine conférence de presse dans une ville située dans le Nord Est de l’Algérie. Lors de sa conférence, un sous-officier de l’armée algérienne fait éclater une grenade dans la salle, mais dans le seul de créer une diversion. Il profite du moment de panique créé par l’explosion pour abattre froidement Mohamed Boudiaf le 29 juin 1992.

Comme nous vous l’avions indiqué, la liste des présidents africains assassinés au pouvoir est longue : Ahmed Abdallah, Melchior Ndadayé ou encore Ibrahim Baré Mainasara pour ne citer que ces noms. Ce top 5 est juste une sélection de notre rédaction parmi tant d’autres noms qui ont marqué l’histoire de l’Afrique positivement comme négativement.

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