Pourquoi le procès d’Assoa Adou est reporté au jeudi 13 juillet ?

Censée démarrer ce mardi, l’ouverture du procès d’Assoa Adou, un proche de l’ancien président Laurent Gbagbo, a finalement été reportée au jeudi 13 juillet par la Cour d’Assises. Très proche de l’ex-chef d’Etat, il avait été nommé ministre des eaux et forêts et directeur de campagne au niveau national de l’ex-président Laurent Gbagbo.

La Cour d’Assises vient de reporter pour le jeudi 13 juillet prochain l’ouverture du procès de l’ancien ministre ivoirien Assoa Adou. Alors que les audiences devaient démarrer ce mardi comme convenu, la Cour a décidé de renvoyer l’ouverture car l’un des coaccusés qui devait être jugé en même temps que l’ex-ministre de Laurent Gbagbo s’est présenté au Tribunal sans avocat pour assurer sa défense. Selon les informations révélées par l’Aip, Assoa Adou est poursuivi en Côte d’Ivoire pour des faits « d’assassinat, de crimes et de constitution de bandes armées ». Après l’arrestation de l’ancien président ivoirien, l’ex-ministre des eaux et forêts avait pris la route de l’exil, comme de nombreux partisans de l’ancien régime. Après son retour au pays, il avait été mis aux arrêts au cours du mois de janvier 2015. Et comme la plupart des prisonniers proches de l’ex-chef d’Etat, Me Dadje Rodrigue est l’avocat qui se charge de sa défense. Mais il est épaulé par trois confrères dans ce procès dont l’ouverture a été finalement reportée par la Cour au jeudi 13 juillet 2017.

Assoa Adou, un civil qui risque gros

Selon les informations dont nous disposons, l’ancien ministre ivoirien est soupçonné d’avoir coordonné le recrutement de certains mercenaires pendant la crise post-électorale de 2010. Très proche de l’ancien président, il était chargé au niveau national de la campagne de Laurent Gbagbo pendant l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire. Reconnu comme un fidèle admirateur de l’ex-président ivoirien, Assoa Adou se classe aujourd’hui du côté de la branche dissidente du FPI dirigée par Aboudramane Sangaré. Même s’il se classe dans la catégorie des civils présumés coupables, l’ancien ministre risque gros dans son procès, lui qui est accusé d’avoir enrôlé et armé des combattants pendant la crise ivoirienne. S’il est reconnu coupable des faits, l’ex-ministre pourrait écoper d’une condamnation allant de 10 à 20 ans de prison ferme.

La relaxe, une nouvelle chance pour la réconciliation

Si l’ancien ministre est reconnu non coupable des faits qui lui sont reprochés, sa relaxe serait un geste d’apaisement et de d’invitation de la branche dissidente du FPI à la réconciliation nationale. Mais cette branche dissidente se dit prête à de franche discussion à la seule véritable condition que l’ancien président Laurent Gbagbo soit libéré et revienne au pays. A l’évidence, le chantier de la réconciliation en Côte d’Ivoire sera plus long que prévu, surtout que cette réconciliation doit passer par une justice. Le procès d’ l’ancien ministre Assoa Adou, poursuivi pour délits ‘‘d’assassinat, de crimes et de constitution de bandes armées’’ sera probablement déterminant dans la marche vers le retour à la paix.

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