Université de Côte d’Ivoire : la Fesci se prépare à prendre les rues

La Fesci, considérée comme la plus grande branche syndicale estudiantine en Côte d’Ivoire, s’apprête à descendre à nouveau dans les rues. Cette fois, la fédération estudiantine et scolaire ivoirienne prévoit un giga meeting dans plusieurs villes du pays pour protester contre les conditions de vie des étudiants en cité mais aussi pour demander la suppression du Coges.

La Fesci s’apprête de nouveau à envahir les rues d’Abidjan et de plusieurs villes de l’intérieur du pays, si l’on en croît le mot d’ordre lancé par le secrétaire général national du syndicat : « Je demande la réhabilitation des cités universitaires, les sessions de remplacement pour les examens à grand tirage, l’Application effective du système LMD, l’annulation du Coges qui n’est rien d’autre qu’une escroquerie avec des sommes allant de 2500f à plus de 10 000f dans certains établissements et par élèves, comment comprendre qu’on assiste à un même niveau pour deux années académiques différentes dans une même Ufr… Le 16 août, nous serons dans les rues dans tout le pays afin que l’Etat se penche sur nos conditions d’études et qu’il arrête de vendre l’illusion d’une éducation propice réunissant tous les atouts d’un État voulant être émergeant », a déclaré Assi Fulgence, l’actuel secrétaire général de la Fesci. Les conditions de vie des étudiants dans les universités publiques font régulièrement l’objet de dissensions entre syndicats d’étudiants et l’Etat. Pour pousser le gouvernement à se pencher véritablement sur la question, la fédération scolaire et estudiantine a décidé de se faire entendre les rues. En plus d’Abidjan, le secrétaire général du syndicat a aussi appelé les étudiants de certaines villes de l’intérieur à se joindre à cette cause en sortant massivement le 16 août pour manifester dans les rues.

4 revendications posées par la Fesci

Selon le secrétaire général du syndicat, la grande marche du 16 août est un cri de cœur lancé pour la réhabilitation des cités universitaires occupées par les étudiants. A ce jour, plusieurs résidences universitaires sont dans un Etat de délabrement, en dépit des appels lancés à la présidence de l’université et au ministère de l’enseignement supérieur. La Fesci entend ainsi mettre la pression sur le gouvernement à travers la marche prévue pour le 16 août à Abidjan, mais aussi à Man, à Bouaké, à Yamoussoukro, à Daloa, à Abengourou, à Divo, à Aboisso, à Korhogo et à Gagnoa. Le secrétaire général de la fédération estudiantine appelle également tous les étudiants à descendre dans les rues pour exiger l’annulation du Coges, des cotisations auxquelles sont soumises chaque année, les élèves du cycle primaire. La Fesci exige également l’instauration des sessions de remplacement pour les examens à grand tirage. Le syndicat avait attiré l’attention du ministère de l’éducation national sur des cas d’absence qui leur avait été rapporté, demandant à la ministre de songer à une session de remplacement pour offrir une seconde chance aux élèves ayant raté les examens, une doléance restée sans réponse favorable. La dernière revendication de la Fesci porte sur l’accès à la connexion Wifi dans toutes les universités publiques de Côte d’Ivoire. Avec un signal assez faible, il est difficile pour les étudiants d’effectuer des recherches sur Internet car le signal Wifi n’est pas accessible dans certaines zones.

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