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Election Kenya: haute tension à trois jours du scrutin présidentiel

Le mardi 8 août prochain se tiendront au Kenya les élections présidentielles.

A quatre jours de cette échéance la tension est palpable au pays avec des mouvements qui ne sont pas de bon augure. Tandis que les candidats battent campagnes pour rallier les électeurs, ceux-ci semblent se mettre à l’abri pour ne pas subir les conséquences de ce qu’ils craignent au soir de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle.

Nous sommes à jour j-3 de l’élection présidentielle Kenyane 2017. Plus l’échéance ne se rapproche et plus la tension monte. La mort d’un membre de la commission électorale kenyane la semaine dernière n’est pas faite pour apaiser la population. Craignant le même scénario que lors de l’élection de 2007-2008, certains Kenyans auraient commencé à s’abriter pour ne pas être surpris par les violences qui pourraient survenir.

Une mort qui sème le doute

Le weekend dernier, le meurtre d’un membre de la commission électorale avait suscité l’émoi au sein de la population toute entière. Ce n’est pas un bon signe, a-t-on entendu dire. En effet, Chris Msando, c’est bien de lui qu’il s’agit, a été assassiné le weekend dernier dans des circonstances encore troubles. Cette mort a inquiété tous les observateurs et analystes internationaux qui ont émis le souhait d’apporter une aide extérieure à la police kenyane afin d’élucider ce meurtre. Selon George Kegoro, directeur de la commission des droits de l’homme kenyane, son assassinat pourrait alimenter des tensions politiques regrettables car celui-ci pourrait être interprété par certains militants des partis politiques comme un moyen de faire taire un individu intègre.

Le spectre du vote de 2007 plane

Les tensions relatives à l’approche de la présidentielle ont conduit certains citoyens kenyans à se mettre à l’abri d’un danger potentiel pendant qu’il est encore temps. Selon le journal le Monde-Afrique beaucoup d’habitants de Nairobi prendraient la route de l’exode pour se réfugier dans des régions qui seront sans doute moins exposées à une potentielle crise électorale. Depuis le début de cette semaine, en effet, de nombreux habitants de la capitale dont ceux du bidonville de Kawangware se seraient jetés sur les routes pour sauver leur peau pendant qu’il est encore temps. Les convois seraient nombreux dans de nombreux quartiers de Nairobi comme si les habitants se disaient : «Mieux vaut prévenir que guérir ». Tous ces mouvements d’exode trouvent sans doute leur origine dans la situation délétère du pays, situation exacerbée par des manœuvres comme les Fake news. En effet, des messages alarmants, voire apocalyptiques se seraient répandus ces derniers jours dur la toile. Elle peigne un Kenya au bord du chaos, un Kenya qui doit se réveiller au risque de sombrer dans la fin tragique.

Une rivalité ethnique sourde

Encore une fois une élection en Afrique, plus précisément au Kenya, est au cœur des inquiétudes de la communauté internationale. Comme une malédiction, la question tribale est encore une préoccupation majeure. En effet les deux ethnies majoritaires au pays sont en lice. Il s’agit de l’ethnie Kikuyu représentée par Uhuru Kenyatta et l’ethnie Luhya dont le champion est Raila Odinga. Au regard des soutiens apportés de part et d’autres part la tribu, l’on est en droit de craindre comme le font les habitants de Nairobi.
Au fur et à mesure que l’élection présidentielle du Kenya se rapproche l’on a l’impression que tout basculera d’un moment à l’autre comme un thermomètre qui s’apprête à exploser. Souhaitons maintenant que la sagesse habite tous les Kenyans pour éviter au Kenya une autre crise majeure.

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