Kémi Séba après sa libération: ‘‘le combat ne fait que commencer’’

C’est en scandant haut et fort ‘‘à bas le CFA’’ que Kémi Séba a été accompagné par la foule venue le soutenir au tribunal des grands délits de Dakar. 24 heures après sa libération, le fondateur de l’ONG Urgences Panafricanistes donnera ce mercredi une conférence de presse au cours de laquelle ‘‘beaucoup de vérités seront énoncées’’, a-t-il promis. Comme il l’a lui-même rappelé quelques instants après sa remise en liberté, ‘‘le combat ne fait que commencer’’.

La libération de Kémi Séba, interpellé vendredi dernier pour avoir brûlé un billet de franc Cfa, a été saluée par de nombreux africains, comme en témoigne les innombrables messages de soutiens laissé sur la toile par les internautes. Présenté aujourd’hui comme le symbole de la lutte contre la monnaie coloniale en Afrique, le fondateur de l’ONG Urgences Panafricanistes a révélé à sa sortie du tribunal que ‘‘le combat ne fait que commencer’’. Placé sous mandat de dépôt vendredi dernier suite à son arrestation, Kémi Séba a été acquitté mardi soir par le tribunal des grands délits de Dakar à la grande satisfaction de la jeunesse qui a massivement fait le déplacement pour venir le soutenir. « Grâce à votre mobilisation extraordinaire partout en Afrique (et dans la diaspora), à une justice sénégalaise impartiale (malgré les INCROYABLES pressions), nous sommes acquittés et libérés. La BCEAO et autres amoureux de la servitude qui rêvaient de nous voir incarcérés sont VAINCUS. Merci à ces derniers de nous avoir permis de poser ce débat à un niveau mondial. Comme quoi nos méthodes prétendument scandaleuses permettent de mettre la lumière sur ce sujet crucial qu’est la souveraineté africaine », a déclaré le franco-béninois après sa libération. Et à en croire le fondateur de l’ONG Urgences Panafricanistes, il reste encore du chemin à parcourir pour affranchir le continent africain de la monnaie du Franc Cfa. Si son ‘‘acte purement symbolique’’ est aujourd’hui un tournant majeur dans la lutte pour l’affranchissement monétaire des pays membres du Cfa, le démantèlement de cette monnaie requiert à l’évidence d’autres expertises.

La rue seule ne suffit pas pour démanteler le franc Cfa

Même si la nécessité de sortir du franc Cfa est une urgence pour le continent africain, Kémi Séba estime toutefois que l’acte symbolique ne suffira pas à mettre fin à ce qu’il qualifie de ‘‘servitude monétaire’’ : « Cette lutte est un travail d’équipe. Nous mobilisons la rue pour ensuite faciliter le travail des économistes. On est plus forts en se donnant la main plutôt qu’en se tirant dans les pattes. Le combat ne FAIT QUE COMMENCER. Je vous aime à en perdre la vie. », a souligné le franco-béninois. Une brèche a été ouverte dans la lutte contre la monnaie coloniale, reste maintenant à savoir si cette opportunité sera saisie par l’ensemble des principaux acteurs du développement du continent africain (chefs d’Etats, intellectuels, économistes…) pour faire de ce rêve de doter l’Afrique de sa propre monnaie, une monnaie qu’elle contrôle et dont elle a la gestion exclusive comme c’est le cas avec certains pays comme le Ghana ou le Kenya.

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