Kémi Séba toujours poursuivi pour avoir brûlé un billet de Franc Cfa

Relaxé il y’a tout juste quelques jours, Kémi Séba n’en a pas pour autant fini avec la justice sénégalaise. Le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, a fait appel de la décision du tribunal des grands délits de Dakar qui avait ordonné la libération du panafricaniste franco-béninois arrêté pour avoir brûlé un billet de 5000 francs Cfa.

La libération de Kémi Séba célébrée en grande pompe par ses partisans au tribunal des grands délits de Dakar n’était qu’une bataille remportée mais pas la guerre. D’après le quotidien sénégalais « L’Observateur », le procureur de la République a fait appel de la décision de relaxe accordée au panafricaniste accusé par la BCEAO d’avoir brûlé le symbole monétaire du Franc Cfa le 19 août dernier. D’après Kémi Séba, cette décision de poursuivre à nouveau cette affaire serait étroitement liée aux manifestations anti Franc Cfa qui seront organisées 16 septembre dans plusieurs villes africaines comme au niveau de la diaspora : « Le MINISTERE DE LA JUSTICE (LE GOUVERNEMENT SENEGALAIS), sans aucun doute sous pression du GOUVERNEMENT FRANÇAIS après l’annonce de la prochaine GROSSE MOBILISATION anti FRANC CFA en date du 16 SEPTEMBRE que nous avons lancé (en réponse aux propos des Macron-Ouattara), a décidé de relancer l’affaire, comme pour tenter de fouetter une nouvelle fois l’esclave rebelle qui anime les fronts de contestation sur la plantation. Ils pensent nous intimider et pouvoir nous faire taire mais qu’ils sachent que nous irons jusqu’au bout dans ce combat africain pour la souveraineté monétaire, politique, militaire. Nous avons la justice morale avec nous. Et nous nous mobiliserons partout. NUL NE PEUT ARRETER ce combat. », a-t-il souligné ce mardi. Pour l’instant, aucune information supplémentaire n’a été fournie pour la justice, mais Kémi Séba devra bientôt repasser devant le juge pour l’affaire du billet de 5000 francs Cfa brûlé il y’a un peu plus de deux semaines au Sénégal.

Kémi Séba plus que jamais déterminé pour le 16 septembre

« Le 16 Septembre, la FRANCAFRIC comprendra que les précédentes mobilisations successives contre la monnaie coloniale, l’affaire du billet brûlé (qui a tant fait bouger les lignes), n’étaient qu’une entrée. Nous passons désormais au plat de résistance. Nous sommes une génération que nul ne peut corrompre. Nous ne cherchons pas de postes politiques, ne rêvons pas de votre luxe sans âme. La seule chose que nous voulons, c’est le droit de pouvoir décider de notre propre destinée. La jeunesse Africaine et diasporique rappellera le 16 Septembre que la colonisation monétaire est un processus mortifère qui prendra fin à la mesure des coups que nous donnerons à l’impérialisme. Ce que les élites (intellectuelles ou politiques) n’ont pas fait pour le peuple, le peuple le fera lui-même. », avait indiqué le fondateur de l’ONG Urgences Panafricanistes dans la journée du lundi. Selon lui, des forces extérieures, en l’occurrence la France exerceraient des pressions pour freiner les africains dans leur élan de sortir définitivement de la monnaie coloniale qu’est le Cfa, des affirmations qui ont toujours été démenties par l’Etat français.

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