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Procès Gbagbo CPI: les audiences suspendues pour «contraintes budgétaires »

L’intensité va baisser d’un cran à la CPI où se déroule depuis plus d’un an le procès de Laurent Gbagbo, l’ancien chef d’Etat ivoirien. Le juge italien Cuno Tarfusser vient de suspendre une nouvelle fois les audiences qui devraient ‘‘reprendre le 6 novembre’’, une suspension justifiée par des ‘‘contraintes budgétaires’’.

Encore une nouvelle fois, le procès de Laurent Gbagbo à la CPI connaîtra une pause. Le Juge italien Cuno Tarfusser a annoncé hier la suspension des audiences pour des ‘‘contraintes budgétaires’’, une annonce qui intervient en pleine audition d’un nouveau témoin capital, le médecin légiste français Eric Baccard. Interrogé sur la mort des 7 sept jeunes femmes tuées d’après l’accusation à Abobo par des tirs d’obus, le légiste avait révélé que les corps qu’il avait autopsiés étaient majoritairement des hommes, une déclaration qui remet encore en cause cette affaire des 7 femmes tuées à Abobo le 7 mars 2011 pendant la crise post-électorale. Mais malheureusement, la suite de son témoignage ne sera connue qu’à la reprise du procès de Laurent Gbagbo le mois prochain : « Nous allons reprendre le 6 novembre », a indiqué le juge Cuno Tarfusser le mercredi. Ce procès historique qui mobilise manifestement des moyens financiers importants vient d’être une nouvelle fois suspendue pour manque de financement. Toutefois, certaines audiences se poursuivront à la Haye d’ici la reprise de l’affaire Gbagbo : « D’autres procès auront lieu mais nous n’avons pas suffisamment d’argent pour mener trois procès simultanément, ce sont les raisons de ce décalage », a poursuivi le juge italien. Après le témoignage du général Philippe Mangou à la CPI, une courte pause sera observée dans le cadre du double procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Cour Pénale Internationale.

Le procès de Gbagbo divise encore en Côte d’Ivoire

La réconciliation en Côte d’Ivoire n’est manifestement pas pour demain, le processus étant pieds et poings liés à l’issue du procès de Laurent Gbagbo à la CPI. Pour les partisans de l’ancien président, pas de réconciliation véritable sans la libération de leur leader et de quelques prisonniers politiques qui seraient toujours détenus à la MACA, la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan. Si la libération de quelques prisonniers politiques peut être envisagée par le régime, le retour de Charles Blé Goudé et son mentor Laurent Gbagbo semble pour l’instant moins évident. La défense de l’ancien chef d’Etat qui avait déposé un nouveau recours pour un nouvel examen de la demande de liberté provisoire de Gbagbo a été encore déçue par le verdict rendu. Le témoignage de Philippe Mangou a laissé les partisans de l’ancien régime sans voix risque encore de rendre difficile cette demande de libération. En dépit des nombreuses initiatives de réconciliations lancées par le régime au pouvoir, l’opposition, majoritairement pro-Gbagbo refuse d’y adhérer sans le retour de leur leader. Dans une telle atmosphère, les multiples appels à la réconciliation lancés par le président de l’Assemblée Nationale ont très peu de chances d’aboutir.

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