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Manifestation des douaniers de Côte d’Ivoire, les gendarmes répliquent

Ces derniers temps, la Côte d’Ivoire est pratiquement victime d’une épidémie de revendications syndicales.

En effet, Il ne se passe plus de semaines sans qu’on observe un mouvement d’humeur d’une catégorie de travailleurs. Cette année 2017 a battu le record des grèves dans le secteur public. Après les enseignants, les militaires et les agents de mairie, entre autres, c’est autour des douaniers du Port Autonome d’Abidjan de rentrer dans la procession.

C’est ainsi qu’ils observent depuis mardi 17 octobre, 48 heures d’arrêt de travail. Il n’en fallait pas plus pour que l’Etat, exacerbé par des revendications intempestives régissent vigoureusement.
Les douaniers ivoiriens sont rentrés en grève, mais ils ont trouvé sur leur chemin la gendarmerie nationale. La manifestation a tourné court avec son lot de blessés et d’incarcérés. Que réclament au juste les douaniers et qu’en est-il de leurs revendications après l’accrochage d’hier ?

Les revendications soulevées par les douaniers du Port d’Abidjan

Le cortège des revendications syndicales semble désormais interminable. Il vient de s’étirer davantage avec la grève de 48 heures lancée hier par les douaniers du Port Autonome d’Abidjan. Contrairement à leurs collègues en armes, ils ne réclament pas des soldes ni des arriérés de salaires. Au nom de tous leurs collègues, les douaniers membres du Renouveau des Syndicats des Douaniers de Côte d’Ivoire ont réclamé la réforme de la Mutuelle des douaniers de Côte d’Ivoire (MUDCI et la révision du principe de trois collèges électoraux. Voilà là toutes leurs réclamations aux autorités nationales.

Une répression de la part des frères d’armes

En réponse à ces revendications, la gendarmerie du port est rentrée en action pour stopper net les velléités. Ainsi, hier à 15 heures, elle aurait procéder à la détention des grévistes après les avoir passés à tabac. Les gendarmes auraient également dépouillés les manifestants de leurs téléphones. Les blessés de cette riposte seraient en ce moment traités au Centre Hospitalier et Universitaire de Treichville tandis que les autres croupiraient dans les cellules de la gendarmerie du port autonome.

Le temps du dialogue et des intimidations

Selon des sources concordantes, les douaniers arrêtés hier ont été libérés nuitamment par la gendarmerie du port autonome d’Abidjan. Quant aux blessés, leurs vies seraient à présent hors de danger. La réponse musclée des gendarmes semblent avoir produit ses fruits puisqu’aucun rassemblement n’aurait été observé en ce jour du mercredi 18 octobre. Alors que les douaniers avaient décidé de se réunir devant leur école au Plateau afin de manifester, aucune silhouette n’aurait été aperçue. Pour parfaire l’intimidation et étouffer la grève dans son sein, la police nationale a été déployée devant la direction des douanes dans la commune des affaires. La 2e journée se passe pour l’instant sans accro et il n’en pouvait être autrement au regard de l’important dispositif de dissuasion.
La grève de 48 heures prévue par les douaniers de Côte d’Ivoire ne se passe pas comme prévue. Sans doute agacé par les nombreuses exigences des fonctionnaires, l’Etat a jugé bon de sortir les muscles pour envoyer un message fort aux autres candidats à la grève. Si la répression a fait ses preuves, elle risque de faire grossir encore les critiques. Cet Etat serait fort avec les faibles et faible avec les forts. D’un autre côté le plus gros danger est la division au sein de l’armée ivoirienne.

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