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Centrafrique : 18 personnes tuées par des casques bleus

Certains éléments appartenant aux forces des Nations Unies cités dans une affaire de meurtre pendant la crise centrafricaine

En Centrafrique, 18 personnes auraient été tuées par des casques bleus au plus fort des violences communautaires, à en juger par un récent rapport établi par Human Rights Watch. L’organisme de défense des droits de l’homme met en cause dans cette affaire d’exaction les forces congolaises opérant sous le commandement de l’Union Africaine.

Des soldats congolais épinglés dans la crise centrafricaine

La Centrafrique et le Congo pourraient voir leurs relations diplomatiques se détériorer en raison d’un rapport récemment publié par HRW. Human Rights Watch accuse des soldats congolais appartenant aux casques bleus d’avoir commis certaines exactions sur le territoire centrafricain. Selon l’organisme de défense, 18 personnes auraient été assassinées entre 2013 et 2015 par les forces congolaises. Une fosse commune située à proximité d’une base où étaient installées des troupes venues du Congo a été découverte en février dernier. Parmi ces corps, 12 victimes identifiées étaient en détention dans le camp occupé par les forces congolaises.

Détails sur les personnes tuées en Centrafrique

En plus des 12 personnes retrouvées dans la fosse commune, deux responsables de la milice Anti-Balaka auraient été abattus par les Casques bleus congolais fin 2013 dans la localité de Bossangoa. Toujours selon le rapport de l’Human Rights Watch, deux autres individus pris des anti-balaka ont été publiquement assassinées l’année suivante à Mambéré. Toujours dans la même localité mais un an plus tard, deux autres personnes ont été lynchées à mort. Cela porte ainsi le nombre total de victimes à 18 personnes.

Les autorités congolaises nient l’accusation portée contre les casques bleus

Suite à la publication de ce rapport, le Congo n’a pas tardé à réagir. Le mercredi 8 juin 2016, le ministre de la justice congolaise s’est exprimé sur les antennes de RFI. Pierre Mabiala a catégoriquement rejeté ces accusations formulées par HRW. Selon les autorités congolaises, ce sont des allégations infondées visant à déstabiliser le régime en place. Des enquêtes seraient en cours et devraient ainsi permettre de confirmer ou d’infirmer la responsabilité des troupes congolaises dans ce massacre.

Droit d’auteur de la Photo : http://fr.123rf.com/profile_idimair

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