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Simone Gbagbo : ‘‘je n’ai envoyé personne aller faire la guerre’’

L’audience du second procès intenté contre Simone Gbagbo a repris depuis le lundi 20 juin 2016 à Abidjan. A la demande de la défense de l’ancienne première dame, la Cour d’assises avait accordé un délai d’une semaine aux avocats de l’accusé afin qu’ils puissent prendre connaissance des pièces à conviction présentées par le parquet. Et comme il fallait s’y attendre, l’ex-première dame reste ferme sur sa position. Inculpée cette fois pour « crimes contre l’humanité », elle réfute toujours les accusations ainsi que les preuves qui les soutiennent.

La défense de l’ex-première dame pendant son procès remet en cause ‘‘l’authenticité’’ des preuves

Les avocats de Simone Gbagbo disposaient d’une semaine pour étudier les documents de l’accusation et préparer en conséquence la défense de leur cliente. L’audience qui avait été suspendue jusqu’au 20 juin a donc repris dans la matinée de lundi comme cela était indiqué. Sans grande surprise, la défense de l’ex-première dame a mis en remise en cause ‘‘l’authenticité’’ d’un certain nombre de pièces à conviction présentées par la partie civile pendant son procès . Selon l’accusation, ces documents sont irrecevables car ils auraient été obtenus « de façon illégale ». En effet, une partie des preuves brandies par le parquet ont été obtenues pendant l’arrestation de l’ancien couple présidentiel il y’a 5 ans de cela.

« Non, non et non », signe et persiste Simone Gbagbo

L’ancienne première dame de Côte d’Ivoire est, comme à son habitude passée à la charge dès la reprise de l’audience du procès le lundi. Interrogée sur un possible lien qu’elle aurait entretenu avec les « escadrons de la mort », la dame de fer de l’ancien régime ivoirien a nié toutes les accusations en bloc : « je n’étais en contact avec aucun escadron de la mort. Je n’aime pas les armes. Je n’ai pas une âme de guerrière. », avait-elle martelé devant les juges. Ce dossier sensible dans lequel elle est citée remonte à 2002 pendant la crise militaro-politique qui avait scindée la Côte d’Ivoire en deux. Mais lorsque l’accusation repart à la charge lançant qu’en « 2011, vous avez exhorté à la résistance. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Qui est celui que vous appelez chef bandit ? Est-ce Alassane Ouattara ? Avez-vous armé la population civile ? », Simone Gbagbo signe de plus belle :

« C’est grave ce dont on m’accuse, je suis choquée. Je n’ai envoyé personne faire la guerre. Les combats, je les ai menés avec ma bouche ».

Déjà sous le coup d’une première condamnation, l’ancienne première dame ivoirienne est manifestement déterminée à éviter une double peine carcérale, à l’instar de Dogbo blé qui est maintenant déchu de l’armée ou encore le commandant Seka de la gendarmerie.

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