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Nouvelle constitution : après la Côte d’Ivoire, c’est au tour du Burkina

L’élaboration d’une nouvelle constitution est un processus déjà en marche en Côte d’Ivoire et aussi chez son voisin du Burkina Faso. Tout comme l’a voulu le président Ouattara, son homologue burkinabé Roch Kaboré s’est aussi engagé dans une réforme constitutionnelle visant à doter le pays des hommes intègres d’une nouvelle législation. Si le chef d’Etat ivoirien dit vouloir dépoussiérer les lois ivoiriennes de tout contenu conflictuel, au Faso c’est plutôt le désir de rompre avec l’ère Blaise qui est mis en avant.

Troisième république ivoirienne et cinquième république au Faso

Le projet de nouvelle constitution en Côte d’Ivoire aurait-il réveillé les instincts du voisin burkinabé ? Seule certitude, le Burkina Faso a lui aussi entamé la longue marche vers la réforme de sa législation qui, elle est deviendra la cinquième que le pays aura connu au cours de son histoire. Même si le président ivoirien a une longueur d’avance sur son homologue du Faso au niveau du calendrier, les tractations ont déjà commencé d’un côté comme de l’autre. Le chronogramme du référendum sur la révision constitutionnelle établi par les autorités ivoiriennes prévoit la tenue du vote pour le 30 octobre prochain, tandis que le pays des hommes intègres devrait se doter de sa cinquième législation fin 2016 ou au plus tard en début d’année prochaine.

Une nouvelle constitution pour réconcilier la Côte d’Ivoire

Dans les traités de Linas Marcoussis signés en 2003 entre les acteurs politiques et forces nouvelles, la révision de la constitution en Côte d’Ivoire était l’un des chantiers qui devrait être mis en place par le futur président. En application de cet accord, le président Ouattara a donc placé son second quinquennat sous le signe de la réforme des lois ivoiriennes. En ligne de mire, la question combien sensible de ‘‘l’ivoirité’’ qui est à l’origine des trois crises militaro-politiques que le pays ait connu. Le projet revêt un enjeu crucial dans le processus de réconciliation, raison pour laquelle le chef d’Etat ivoirien a tenu mobiliser toutes les forces vives du pays autour de cette révision. Dans le contexte actuel où l’opposition ne cesse de lui barrer la route, il sera difficile de recueillir le consentement de tous les bords politiques.

Pourquoi une réforme constitutionnelle au Burkina Faso ?

En émettant le vœu de doter le Faso d’une nouvelle législation, les autorités burkinabés emboîtent le pas à la Côte d’Ivoire mais pas pour les mêmes raisons. Au Burkina, le projet d’une cinquième constitution répond au souci de tourner définitivement la page de l’épisode Compaoré. Une commission constitutionnelle composée de 92 membres issus de différentes couches socio-politiques a déjà été mise en place sur instruction du président Kaboré. Dans le cas burkinabé, nul ne sait pour l’instant à quels articles s’attaquera l’actuel chef d’Etat du pays des hommes intègres.
Au-delà de cette volonté commune des deux dirigeants à vouloir réviser les textes fondamentaux de leurs pays respectifs, toute la question est de savoir si les problèmes évoqués seront solutionnés ou, si dans le cas contraire la réforme constitutionnelle attisera encore les tensions déjà existantes. L’avenir nous le dira.

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