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Viols en Côte d’Ivoire : 57% des forces ivoiriennes de sécurité impliquées

Stop viol côte d'ivoire

En dépit des efforts déployés par le gouvernement ivoirien pour mettre un terme aux actes de viols en Côte d’Ivoire, cette pratique reste toujours une épine aux pieds des autorités. Dans un rapport publié le lundi 11 juillet, les Nations Unies ont tiré la sonnette d’alarme face à ce crime odieux commis contre des enfants la plupart du temps. Dans les résultats de son enquête, l’ONU précise que 1129 personnes ont été violées entre 2012 et 2015 et aussi que 57% des forces de sécurité seraient impliquées.

L’agression sexuelle sévit toujours sur le territoire ivoirien

Les actes de viols perpétrés en Côte d’Ivoire ont atteint une proportion inquiétante ces dernières années. Le lundi 11 juillet, l’ONU a rendu public les résultats d’une enquête menée depuis plus de 4 ans sur les cas d’agressions sexuels constatés sur l’ensemble du territoire ivoirien. Dans le rapport, les Nations Unies précisent qu’ « entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2015, la DDH (division des droits de l’homme, Ndlr) a documenté 1.129 cas de viol commis sur 1.146 victimes réparties comme suit : 178 victimes dont 90 enfants en 2012, 462 victimes dont 296 enfants en 2013, 336 victimes dont 239 enfants en 2014 et 170 victimes dont 136 enfants en 2015. ». Les conclusions de l’enquête onusienne montrent une tendance des agresseurs de plus en plus portée vers les adolescents qui constituent des proies faciles pour ces criminels. Mais les Nations Unies vont plus loin dans ce rapport accablant en révélant que 57% des auteurs d’agressions sexuelles sont issus des rangs des forces ivoiriennes de sécurité.

Les villes de Côte d’Ivoire où les viols sont constatés le plus

La proportion d’actes d’agressions sexuels recensées par les Nations Unies sur l’étendue du territoire ivoirien diffère d’une ville à l’autre :

« Les villes de Bouaké, Guiglo, Duekoué, Abidjan Yamoussoukro, San Pedro et leurs environs ont enregistré respectivement le plus grand nombre de cas au cours de la période considérée dans ce rapport »,

précise l’ONU dans ses conclusions. Certes, les statistiques exactes n’ont pas été révélées mais la forte prévalence constatée dans les trois premières villes a une explication. Pour le cas de la région du Gbeke qui a concentré ‘’40 pour cent de l’ensemble des cas des viols documentés sur l’ensemble du territoire entre le 1er juillet et le 31 décembre 2013’’, la forte tendance des agressions constatées dans cette ville s’expliquerait ‘‘par la présence des ex-combattants dans cette zone’’, précise le rapport onusien. C’est sur la base de ce constat que les Nations Unis ont peu affirmé que 57% des forces de sécurité étaient impliquées dans ces crimes parmi l’ensemble des agents de l’Etat concernés.

57% des forces de sécurité responsables d’agressions sexuelles

Parmi les auteurs présumés de viols en Côte d’Ivoire, 7% sont des agents exerçant pour le compte de l’Etat ivoirien. Mais cette proportion, même si elle est jugée infime à certains égards, présente des disparités étonnantes. Selon le rapport de l’ONU, 53% des agents de l’Etat ayant commis ces actes appartiennent au rang des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). En revanche, les autres corps sont moins impliqués dans ce crime (3% pour la police et 1% pour la gendarmerie). Au total, cela porte à 57% la proportion des personnes appartenant aux forces de sécurité et reconnus responsables d’agression sexuelle.

Droit d’auteur image de couverture : http://fr.123rf.com/profile_paulmz

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