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Côte d’Ivoire nouvelle constitution : Un ex-ministre ivoirien donne son opinion

Nouvelle Constitution en Côte d'Ivoire

En Côte d’Ivoire, le débat sur la nouvelle constitution défraie toujours chronique au sein de la classe politique. Plusieurs personnalités importantes du pays se sont déjà prononcées sur la réforme constitutionnelle voulue par le chef de l’Etat, parmi lesquelles on compte l’éminent homme de droit Martin Bléou. L’ex-ministre ivoirien de la sécurité a animé une conférence le mardi 16 août 2016 au cours de laquelle il a soumis quelques propositions au président Ouattara en vue d’un réel consensus autour du projet.

Un constitutionnaliste ivoirien se prononce sur la réforme constitutionnelle

La Côte d’Ivoire tend depuis quelques mois vers l’adoption d’une nouvelle constitution ivoirienne dont l’élaboration continue de faire couler de l’encre. Cette réforme constitutionnelle s’invite à nouveau au cœur de l’actualité ivoirienne suite à la conférence animée par un ex-ministre ivoirien le mardi 16 août 2016 à Abidjan. A l’occasion de la 9ème assemblée du forum des droits de l’homme de la CNHDCI (Commission nationale des droits de l’homme en Côte d’Ivoire), Martin Bléou a passé en crible les grandes lignes de ce projet cher au président Alassane Ouattara. Dans son exposé, le constitutionnaliste ivoirien a relevé certains points qui, selon lui prêtent à confusion dans la démarche du chef de l’Etat ivoirien. Dans son adresse, l’éminent juriste a également plaidé pour une démarche plus consensuelle qui associerait toute la classe politique ivoirienne à ce projet de révision de la constitution ivoirienne. A titre de rappel, l’opposition réunie au sein du CODE 23 a déjà opposé un « non » catégorique à la modification de la législation de juillet 2000.

Les propositions de Martin Bléou pour l’élaboration de la nouvelle constitution

Sans pour autant rejeter l’idée de doter la Côte d’Ivoire d’une nouvelle législation, l’ex-ministre ivoirien de la sécurité a insisté sur la nécessité d’associer toutes les forces vives de la nation au processus en cours : « On peut rattraper les choses à condition que soit convoqué un forum national, ou une concertation ou un dialogue national, à l’occasion duquel le texte émanant des experts pourrait être examiné par les représentants des forces socio-politiques qui pourraient l’amender plus ou moins substantiellement ou le remplacer purement par un texte consensuel que le texte qui sera confié après l’avoir avisé. », affirme Martin Bléou lors de la conférence. Le constitutionnaliste ivoirien préconise en quelque sorte un véritable débat autour du contenu de la future constitution du pays. Il juge inapproprié de soumettre directement les nouveaux textes au peuple par voie référendaire sans préalablement l’avoir soumis à toutes les couches socio-politiques du pays.

Jusqu’à ce jour, le contenu de la nouvelle constitution ivoirienne reste un mystère. Cependant, la réforme de l’article 35, relatif aux conditions d’admissibilité à la fonction présidentielle, ne devrait pas échapper à la révision constitutionnelle. Aussi, le président ivoirien a déjà confirmé son intention d’instaurer un régime tricéphale, c’est-à-dire un exécutif à trois niveaux : le président, le vice-président et le premier ministre. Une chambre sénatoriale devrait également voir le jour à la faveur de la prochaine législation du pays, si au soir du 30 octobre le « oui » l’emporte sur le « non ».

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