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Grève des enseignants du primaire en Côte d’Ivoire : Yamoussoukro paralysée depuis mardi

Lancé depuis le début de la rentrée scolaire 2016 – 2017, la grève des enseignants du primaire se poursuit toujours en Côte d’Ivoire. Malgré une accalmie constatée à Abidjan, les protestations se sont étendues à Yamoussoukro. Des instituteurs appartenant au MIDD, un des syndicats opposés à la réforme des 5 jours de cours par semaine, observent depuis le 11 octobre un arrêt de travail.

La grève des enseignants du primaire prend des proportions de plus en plus importantes en Côte d’Ivoire. L’actualité ivoirienne de la semaine est marquée par ce nouvel arrêt de travail observé par les instituteurs de la ville de Yamoussoukro depuis le 11 octobre 2016. Affiliés au MIDD, le mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits, de nombreux dispensateurs de savoir ont décidé de boycotter les cours en guise de protestation contre la fermeté de Kandia Camara à l’encontre de certains grévistes. En septembre dernier, la ministre ivoirienne de l’éducation nationale avait averti que ‘‘la riposte sera sauvage et inoubliable’’ pour les instituteurs qui refuseraient de s’aligner sur la nouvelle réforme du système scolaire. Une vingtaine de directeurs d’établissements scolaires ivoiriens ont été relevés de leurs fonctions ces derniers jours, accusés d’avoir soutenu dans une certaine mesure les syndicats opposés à la réforme des cinq jours de classe par semaine. Jugeant inappropriés la révocation de ces directeurs d’école, les instituteurs de Yamoussoukro ont dont décidé de protester contre la destitution de ces derniers.

Les révocations se multiplient

La rentrée scolaire 2016 – 2017 en Côte d’Ivoire n’a pas démarré du bon pied en raison du bras de fer qui oppose les instituteurs ivoiriens à leur ministère de tutelle. Pour faire respecter la réforme du système scolaire, Kandia Camara est passée de la parole aux actes. Après la récente révocation des quelques vingt directeurs d’école, plus d’une cinquantaine de responsables d’établissement primaires ont été déchus de leurs fonctions. Epaulé dans ce bras de fer par Abinan Kouakou, le ministre de la fonction publique qui se dit prêt à aller jusqu’à la ‘‘radiation’’ des instituteurs qui maintiennent toujours le mot d’ordre de grève lancé par le MIDD, Kandia Camara va-t-elle désormais se pencher à présent sur le sort de ces instituteurs qui refusent de dispenser les cours mercredi ? Tout semble indiquer qu’aucun obstacle ne pourra empêcher la ministre de faire plier les dernières poches de résistances, le MIDD en l’occurrence.

Quelle issue à la grève de l’enseignement primaire ?

La fermeté de la ministre de l’éducation nationale écarte manifestement toute possibilité de résoudre la crise par des négociations. De leurs côtés, les syndicats d’enseignants sont plus ou moins divisés sur les cinq jours de classe par semaine, car à l’exception du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD), les autres syndicats observent passivement le bras de fer. Autant Kandia Camara avait prévenu que ‘‘la riposte sera sauvage et inoubliable’’, autant le ministre de la fonction publique reste lui aussi ferme sur la question : « celui qui ne veut pas travailler c’est son choix. Il a 2 options, soit il démissionne, ou si moi en tant que ministre de la fonction publique, je constate son absence, il sera radié », avertit Abinan Kouakou. Les enseignants du primaires en grève sont donc prévenus, et visiblement il n’y aura pas une porte de sortie honorable pour eux s’ils persistent à boycotter le déroulement des cours.

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