ACTUALITE

Grève des instituteurs en Côte d’Ivoire : pas de cours du 7 au 11 novembre 2016

La grève des instituteurs de l’enseignement primaire en Côte d’Ivoire se poursuit toujours malgré le ton terme adopté par la ministre ivoirienne de l’éducation nationale. Après le MIDD qui avait appelé au boycott des cours, c’est au tour d’une autre branche syndicale, l’ISEPP-CI, d’appeler les enseignants à un arrêt des cours du 7 au 11 novembre 2016.

La grève des instituteurs du primaire en Côte d’Ivoire vient de prendre un nouveau tournant avec l’entrée en scène d’une nouvelle branche syndicale. Plusieurs établissements scolaires risquent d’être à nouveau paralysés la semaine prochaine car l’Intersyndicale de l’enseignement préscolaire et primaire ivoirien (ISEPP-CI) a décrété cinq journées d’inactivité du 7 au 11 novembre 2016. Les écoliers manqueront cinq jours de cours, victimes du bras de fer qui oppose le ministère de l’éducation nationale aux enseignants grévistes. Pourtant, des négociations avaient été entamées au mois d’octobre pour permettre aux deux parties de résoudre les différends qui les opposent depuis le début de la rentrée scolaire 2016-2017 en Côte d’Ivoire. Le mois dernier, de nombreux directeurs avaient fait les frais de leur soutien au MIDD. Accusés d’avoir soutenu le mot d’ordre de grève lancé par le Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leurs Droits, près d’une cinquantaine de directeurs d’établissements avaient évincés de leurs fonctions. Avec ce nouvel appel à l’arrêt de travail lancé par l’Intersyndicale, tous les regards sont désormais tournés vers la ministre de l’éducation : ‘‘la riposte sera sauvage et inoubliable’’, avait promis Kandia Camara.

Des exigences toujours insatisfaites malgré la grève

La réforme des cinq jours de cours par semaine n’est pas l’unique motif du désaccord qui oppose le ministère de l’éducation nationale de Côte d’Ivoire aux syndicats d’enseignants. De nombreuses revendications exprimées par les instituteurs ivoiriens n’ont pas toujours été satisfaites. Parmi les exigences des syndicats des enseignants du primaire, il y’a entre autres ‘‘le paiement de la totalité des arriérés liés à l’indemnité de logement et à la bonification indiciaire, le retrait de l’arrêté portant organisation de la semaine de travail dans le primaire, le retrait de l’ordonnance portant organisations des régimes des pensions gérées par l’IPS-CGRAE, le respect des libertés syndicales (…), le règlement définitif de la question des instituteurs adjoints.’’, comme l’indique nos confrères de l’AIP.

La réaction très attendue du ministère de l’éducation nationale

Kandia Camara avait promis la fermeté contre toute personne qui refuserait de s’aligner sur la réforme des cinq jours de cours par semaine. Plus de cinquante directeurs d’écoles avaient été démis de leurs postes faute d’avoir soutenir le mot d’ordre de grève lancé par le MIDD. Mais ‘‘la riposte inoubliable’’ de la ministre n’a pas freiné les instituteurs grévistes dans leur élan. Maintenant que l’épreuve de force n’a visiblement pas permis de faire plier les syndicats d’enseignants d’écoles primaires, toute le monde se demande quelle sera désormais la réaction de la ministre ivoirienne ? Va-t-elle continuer de sanctionner les enseignants ou opter pour la voie des négociations ?

Cliquez ici pour commenter

Laisser une Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Cliquer et profiter
Haut