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Trump président : est-il dangereux pour les Etats-Unis ?

Trump président des usa

Donald Trump a été élu président des Etats-Unis au terme de la très mouvementée soirée électorale américaine du mardi 8 novembre 2016. Lors de la campagne, le candidat Républicain avait mis l’accent sur une politique beaucoup plus drastique pour résoudre par exemple les problèmes de l’immigration ou encore pour contrer l’influence de l’économie chinoise. Le milliardaire populiste n’est-il pas un dirigeant dangereux pour son pays ?

Donald Trump nouveau président des Etats-Unis, une nouvelle bien accueillie par certains et qui donne aussi des sueurs froides à d’autres. L’arrivée du magnat de l’immobilier américain à la tête des USA au soir du 8 novembre 2016 est une véritable surprise, car la plupart des derniers sondages donnaient la candidate Démocrate Hillary Clinton gagnante de cette élection présidentielle. Maintenant que le candidat Républicain est aux affaires, certains redoutent le pire car son programme de campagne, chargé de méthodes drastiques, donnent de lui l’image d’un président hystérique et dangereux pour son pays. Sur les questions de l’immigration, de politique étrangère, de terrorisme ou le très sensible dossier de l’économie mondiale, Donald Trump a opté pour des mesures beaucoup plus radicales que diplomatiques. Pourra-t-il passer de la parole aux actes comme il avait promis pendant la campagne ? Le protectionnisme qu’il prône haut et fort ne va-t-il pas menacer le leadership américain sur la scène internationale ?

La méthode Trump face au problème de l’immigration

Pour résoudre le problème de l’immigration auquel les Etats-Unis sont confrontés depuis de nombreuses années, le magnat de l’immobilier propose d’abord la construction d’un mur long de 1600 kilomètres à la frontière du Mexique, soit plus de deux fois la distance reliant le Nord et sud de la Côte d’Ivoire. Mais la grande question est qui va financer ce projet chiffré à des milliards de dollars ? Selon Donald T, la construction du mur sera financée par les USA mais remboursée plus tard par le voisin mexicain : « Le Mexique paiera pour le mur, croyez-moi, à 100% », avait-il affirmé lors d’un meeting dans l’Etat d’Arizona. Problème, car le président mexicain ne partage pas du tout l’avis du nouveau président américain : « Au début de la conversation avec Trump j’ai clairement indiqué que le Mexique ne paierait pas le mur », avait indiqué Enrique Peña Nieto sur son compte Twitter le 31 août dernier. Les relations entre les deux pays risquent de s’embraser dans les mois à venir car le milliardaire américain ne compte pas renoncer à son projet de faire payer les mexicains pour la construction de cette barrière : « Ils ne le savent pas encore, mais ils vont payer pour le mur », a confié le candidat populiste à ses partisans durant l’un de ses meeting de campagne.
Mais la construction de ce mur de 1600 kilomètres n’est pas la seule alternative mise en avant par ce fin conservateur pour faire face au problème de l’immigration. Le nouvel homme fort des Etats-Unis s’engage également à renvoyer dans leurs pays d’origine tous les immigrants clandestins qui seront arrêtés sur le territoire américain. Preuve de sa détermination à en finir avec le problème de l’immigration illégale dans son pays, le magnat de l’immobilier s’est engagé à « expulser plus de deux millions d’immigrants » dès son accession à la Maison Blanche. Le Républicain va même plus loin en menaçant de suspendre ‘‘les visas de pays étrangers’’ qui refuseraient d’accueillir leur ressortissants une fois que ces derniers seront expulsés hors du territoire américain. Avec ce nouveau locataire de la Maison Blanche, les relations entre les USA et ses plus proches voisins seront très tendues pour les quatre années à venir.

Un président dangereux pour la Chine ?

Avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, nombreux sont les analystes qui s’interrogent sur l’avenir des relations sino-américaines, plus particulièrement sur le plan économique. Pour le nouveau président des Etats-Unis, la Chine est ‘‘responsable de près de la moitié notre déficit commercial’’. Et il compte aller plus loin dans ses accusations, selon Le Nouvel Obs, car il n’a pas caché son intention de faire une déclaration officielle au cours de laquelle il accuserait directement la Chine. Mais plus encore, le nouvel homme fort des USA s’est engagé à imposer une taxe de 25% sur le ‘‘Made in China’’ commercialisé sur le sol américain. Si Trump a les moyens de faire pression sur ses voisins, il sera en revanche difficile pour lui de dicter sa loi sur l’Empire du Milieu, la première puissance économique au monde. A titre de rappel, la Chine avec 1270,5 milliards de dollars, est le plus gros détenteur de la dette américaine qui a dépassé en février dernier la barre des 19.000 milliards de dollars. Partant de ce principe, Trump ne sera pas en mesure d’imposer les produits chinois à hauteur de 25% comme il avait indiqué durant la campagne.

Un homme venu pour démanteler le système Obama aux Etats-Unis

Une fois élu président des Etats-Unis, Donald Trump avait promis de s’attaquer à la fameuse couverture maladie instaurée sous le mandat de Barack Obama. A l’époque, les Républicains avaient combattu de toutes leurs forces ce projet de loi qui passera finalement avec beaucoup de douleur. Mais les riches ne paieront plus pour les soins des pauvres comme c’était le cas avec la ‘‘Obamacare’’. Le nouveau président des Etats-Unis o promis de mettre un terme à couverture maladie universelle durant son mandat à la maison Blanche.

Son point de vue sur la détention d’armes à feu aux USA

Si Obama avait appelé à revoir la règlementation sur la détention d’armes à feu aux USA, Trump s’érige plutôt en défenseur du droit à la possession d’armes à feu. Selon le magnat de l’immobilier, c’est ‘‘un droit donné par Dieu à l’autodéfense’’. S’il faut revoir la règlementation sur les armes à feu, ce sera plutôt dans le sens d’un durcissement de la position Républicaine sur le sujet, du moins sous le mandat du milliardaire américain.

Sans pitié pour les terroristes

Face à la montée du terrorisme au monde, la réponse de Donald T sera encore plus ferme que celle de son prédécesseur Barack Obama. Le magnat de l’immobilier a émis le vœu de revenir ‘‘aux bonnes vieilles méthodes’’, c’est-à-dire la torture. Faut-il s’attendre à une réouverture de la prison de Guantanamo sous le mandat de Trump ? Quoi qu’il en soit, c’est éventualité à ne pas exclure. Dans l’application de ses méthodes jugées radicales et dangereuses, le nouveau président américain propose de tuer les familles des terroristes, une méthode qui selon lui devrait avoir un effet dissuasif dans l’esprit des individus qui souhaiteraient rejoindre le terrorisme. Les pays exposés au terrorisme devront faire des efforts car le nouveau locataire du bureau ovale se dit prêt à suspendre ‘‘l’immigration de régions enclines’’ au djihad.

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