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L’homme le plus riche de l’Afrique francophone

Les africains francophones sont en nombre restreint parmi les milliardaires mais quand présents.

L’homme le plus riche de l’Afrique francophone, est expert-comptable Algérien. Issue d’une famille modeste, a suivi des études à l’école normale d’enseignement professionnel. Pendant quelques années il a enseigné la comptabilité et le droit commercial, mais a rapidement abandonné ce créneau.

Issad Rebrab est né en 1944, à Taguemount-Azouz, dans la région de Tizi Ouzou, en Kabylie, Issad Rebrab a d’abord été expert-comptable avant de se lancer dans les affaires, en 1971, en investissant dans une entreprise de construction métallique. Vont ensuite s’enchaîner les créations d’entreprise, les reprises d’activité, les constructions d’usine… La société Cevital, son futur navire amiral, est créé en 1998, puis le groupe en 2007.

A force de forger on devient forgeron

« Voir grand, commencer petit et aller vite. » La phrase, telle une maxime, n’est pas seulement le titre de la biographie que lui a consacrée le professeur d’université Taïeb Hafsi, c’est aussi une formule qui résume la vie d’Issad Rebrab. A 71 ans, il est à la tête du premier groupe privé d’Algérie, Cevital. Un empire bâti en quarante ans, et présent à l’international. Un succès qui lui a permis de se constituer une fortune estimée à 3,1 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros). Au fil du temps, l’homme est aussi devenu un critique affiché du pouvoir politique en Algérie.

Un père de famille prévoyant

Issad Rebrab a quatre garçons et une fille6. Avec sa femme Djedjiga (fleur en berbère), il les a élevés « à la dure ». Il a aussi voulu leur transmettre sa passion de l’entreprise. Tous ont fait des études de gestion à l’étranger. Et chacun détient 12% de Cevital. Le groupe est divisé en trois pôles : Malik dirige l’industrie ; Salim, la grande distribution ; Omar, l’immobilier et l’automobile.

Une fortune plus ou moins illégale

Le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, compte parmi les plus anciens clients algériens du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, mis en cause dans le scandale des « Panama papers ». En juin 1992, alors que le pays s’enfonçait dans la tourmente de la « décennie noire » entre l’Etat et les terroristes djihadistes, Issad Rebrab, importateur du rond à béton à l’époque, a recouru au service de Mossack Fonseca pour créer une société offshore, Dicoma Entreprises Ltd. Cette société, domiciliée aux îles Vierges britanniques, était destinée à gérer un portefeuille placé chez l’Union de banques suisses (UBS) à Genève. A l’époque, Rebrab n’avait pas d’activités à l’étranger. La loi algérienne interdit la possession à l’étranger des avoirs issus d’une activité en Algérie.

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