Insécurité en Côte d’Ivoire : des tirs au quartier commerce de Daloa

Les habitants de Daloa sont dans la panique depuis ce matin. Des tirs de kalachnikovs retentissent dans la ville.

Après la mutinerie de Bouaké c’est Daloa qui semble être tombé dans la danse. C’est ce vendredi tôt à Bouaké (centre) et s’est étendue à Daloa (centre-ouest) et Korhogo (nord). L’étendue vers les villes de San-Pedro et Man s’ébruitent. La principale réclamation des mutins serait pour l’instant le paiement de leurs primes ECOMOG.

L’insécurité de retour en Côte d’Ivoire

Alors que la Côte d’Ivoire semble renouer définitivement avec la paix qu’une mutinerie est venue tout battre en brèche. En effet, des militaires ivoiriens se sont soulevés aux environs de 01h30 du matin à Bouaké et ont mis sous contrôle les corridors nord et sud de la ville. Ils ont également bloqué tous les accès du fief de l’ex-rébellion des Forces Nouvelles. Ainsi, des tirs nourris et des pillages de commerce ont été observés çà et là. La population surprise et apeurée par ces parades militaires s’est terrée chez elle. À en croire un témoin sur place, sous couvert de l’anonymat : « Aux environs de 8h, nous avons appris que les mutins ont chassé les forces de police et de gendarmerie. Toutes les rues se sont vidées dans les quartiers où se situent les grandes structures, les banques, etc. C’est la panique totale. »

Daloa, Korhogo, San-Pedro et Man dans la danse

Comme un effet domino, cette mutinerie s’est aussitôt étendue à Daloa (centre-ouest) et à Korhogo (nord). Dans ces deux autres villes, des témoins rapportent qu’il y a eu des tirs nourris de ces militaires qui paradaient partout dans la ville. Aussi, la situation prendrait-elle de plus en plus d’ampleur. Certains observateurs craignent par ailleurs qu’elle se généralise à travers tout le pays. Pour l’instant, les autorités sécuritaires ivoiriennes tentent de convaincre (en vain) les mutins de rentrer dans leurs casernes. Ceux-ci réclament entre autres leurs primes dites « ECOMOG » à eux promises à la fin de la crise postélectorale. Il s’agirait d’une villa et de cinq-millions de francs CFA pour chacun.

Pour l’instant San-Pedro et Man sont encore pris avec réserves, les informations sont encore flous. La vigilance est demandée dans les villes environnantes.  Le transport à Bouaké et les villes aux alentours est jusqu’à cette heure bloqué.

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