Tirs entendus à Bouaké: ‘‘Nous attendons notre argent’’ vendredi, affirment les militaires

Des tirs ont été entendus dans la ville de Bouaké, durant la nuit du mercredi au jeudi 12 janvier. A l’origine de ces coups de feu, toujours les militaires ayant lancé la mutinerie qui a touché presque toutes les grandes villes de la Côte d’Ivoire.

La mutinerie de Bouaké fait à nouveau la une de l’actualité ivoirienne, en raison des tirs sporadiques qui ont été entendus dans la journée du jeudi 12 janvier 2017 dans la ville. Les militaires ont une nouvelle fois manifesté leur mécontentement en tirant des coups de feu en l’air dans la nuit du mercredi à jeudi, des tirs qui se sont poursuivis également durant toute la matinée. Désemparés, de nombreux commerces de la ville ont dû mettre la clé sous le paillasson. Ces nouvelles protestations au sein de la grande muette interviennent alors qu’une rencontre décisive se tiendra ce vendredi 13 janvier 2017 entre le gouvernement et les militaires. Selon ces derniers, les coups de feu entendus dans la ville de Bouaké ce jeudi visaient à « mettre la pression » sur le gouvernement ivoirien, car rétorque l’un d’entre eux, « Nous attendons notre argent demain (vendredi, ndlr). Ce qui compte c’est l’argent », rapporte l’AFP. A l’issue d’une rencontre qui a eu lieu entre les mutins et le ministre ivoirien chargé de la défense, un accord avait été trouvé entre les deux parties, accord portant sur la satisfaction de certaines revendications adressées par les militaires. Ce 13 janvier, les mutins attendent donc de voir le gouvernement passer de l’acte à la parole.

Les nouveaux tirs de Bouaké confirmés par des témoins

A propos des tirs entendus à Bouaké le jeudi, plusieurs médias avaient laissé entendre que ces informations n’étaient en fait des rumeurs infondées. Mais de nombreux témoins présents sur les lieux ont confirmé avoir entendu des coups de feu entre la nuit du mercredi à la matinée de jeudi. Selon des témoignages recueillis par l’AFP, les coups de feu étaient tirés en provenance d’une base militaire qui se trouve en face de l’université de la ville de Bouaké : « Ils ont tiré toute la nuit. On n’a pas pu fermer l’œil. Et ce matin, ils ont continué de tirer », confie un habitant de la ville à l’Afp. Comme l’ont annoncé les mutins, ils tiennent seulement à « rappeler en haut lieu ce qui a été convenu ».

Rappel des revendications militaires avant la rencontre du 13 janvier

« Il y’avait plusieurs revendications puisque nous avons pu recevoir de ces militaires une liste de revendications qui principalement tournaient autour des paiements des primes à temps, autour des grades, de durée de temps pour passer au grade supérieur. Il y’avait également des revendications notamment sur les conditions de vie du militaire et aussi des éclaircissements donnés sur une supposée prime ECOMOG. », avait annoncé le ministre Alain Donwahi le 6 janvier dernier sur les antennes de la télévision nationale. Comme on peut le voir, les revendications portent essentiellement sur des préoccupations financières, mais combien ? Seule certitude, « Nous attendons notre argent demain », confie un militaire.



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