Lee Jae-yong, un inconnu à la tête de Samsung Electronics 

Lee Jae-yong avait pris la direction de l’entreprise de son père, M. Lee Kun-hee, victime d’une crise cardiaque en 2014.

L’héritier de Samsung reste pourtant un inconnu. Il a alors lancé le projet « e-Samsung » réunissant 14 sociétés actives sur Internet, estimant que le développement de logiciels pourrait être le cœur des activités futures du groupe. Le projet a échoué, se terminant sur une perte de 20 milliards de wons (16 millions d’euros).

Brillant étudiant

Titulaire d’un MBA décroché à l’université japonaise de Keio et diplômé de la Harvard Business School, il a été nommé en 2001 à la vice-présidence de l’équipe chargée du planning stratégique. En 2010, son père Lee Kun-hee, ayant bénéficié d’une grâce présidentielle après deux ans passés éloignés du groupe pour une affaire de détournement de fonds, a lancé le processus de succession. En 2012, Lee Jae-Yong a été nommé vice-président de Samsung Electronics, qu’il dirige de fait depuis 2014 et l’attaque qui a plongé son père dans le coma. Il gère le groupe avec les trois directeurs généraux du Bureau des stratégies futurs, le FSO. C’est le quatuor qui a décidé de vendre en 2014 les branches armement et chimie au chaebol Hanwha, et celle, officialisée le 27 octobre, de l’activité d’impression à Hewlett-Packard.

Agé de 48 ans, divorcé, fils et héritier désigné de Lee Kun-hee et jusque-là vice-président du groupe.  Ce natif de Séoul a été officiellement nommé le 27 octobre comme membre de la direction de la principale composante du premier chaebol, ou conglomérat, sud-coréen. Ce choix annoncé lors de l’assemblée générale des actionnaires, a coïncidé avec l’annonce de profits opérationnels en baisse de 29,6 %. En raison principalement de l’échec du Note 7. Le smartphone lancé en août mais retiré précipitamment des ventes en octobre après plusieurs cas de surchauffe.

La nomination de M. Lee a été saluée par Kwon Oh-hyun, actuel vice-président et directeur général. « Cette nomination permettra à M. Lee de participer plus activement et d’assumer une responsabilité officielle dans le processus de décision. » Pour Lee Jae-yong, l’entrée au conseil d’administration marque l’aboutissement d’un long processus. Commencé en 1991 avec son entrée chez Samsung, un parcours qui n’a pourtant pas permis de rassurer sur ses capacités.

Un héritier invisible dans la société

L’héritier reste pourtant un inconnu. N’ayant jamais parlé en public, il n’a pas non plus accordé d’entretien à la presse et ne s’est pas montré à l’assemblée des actionnaires. « Deux raisons expliquent cette absence, note Kim Sang-jo, professeur d’économie à l’université Hansung. La première est qu’il n’était pas membre du conseil d’administration et pouvait donc difficilement y participer. La seconde est que son père n’est pas encore mort. Selon la tradition coréenne, il ne peut pas apparaître en public. » Pour le Pr Kim, « c’est toutefois difficilement compréhensible car Samsung se présente comme un groupe mondialisé ».



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