Intervention militaire en Gambie : 505 militaires de la CEDEAO déjà positionnés

Face à l’échec des négociations, l’intervention militaire de la CEDEAO en Gambie ne serait plus qu’une question d’heures. Le Sénégal, le Nigéria et le Ghana ont déjà déployé 505 militaires aux frontières gambiennes, en attendant le feu vert de l’organisation sous régionale, 24heures après la fin du mandat de Yahya Jammeh qui a expiré depuis mercredi à minuit.

L’intervention militaire en Gambie est une éventualité à laquelle la CEDEAO se prépare activement. Après l’échec de plusieurs missions diplomatiques, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest s’apprête à faire partir Yahya Jammeh du pouvoir manu militari. Le Nigéria, la plus grande puissance militaire de l’organisation sous régionale a déjà positionné 200 hommes au Sénégal dans le cadre de l’intervention militaire qui se profile sur le territoire gambien. En plus du contingent militaire déployé par l’armée nigériane, plusieurs cargos et un avion de combat prêts à intervenir, sont également postés à Dakar la capitale sénégalaise. Le Ghana, en sa qualité d’Etat membre de la CEDEAO a aussi décidé d’agir face à l’entêtement de Yahya Jammeh à se maintenir au pouvoir alors qu’il avait lui-même reconnu sa défaite lors de l’élection présidentielle gambienne du 1er décembre dernier. Dans la soirée du mercredi 18 janvier, Eugène Arhin, le porte-parole de la Présidence ghanéenne, a officiellement déclaré que « Le Président de la République et chef des forces armées ghanéennes, son Excellence Nana Akufo-Addo, a autorisé l’envoi de troupes de combat de 205 hommes, appuyés par du matériel militaire, en Gambie, dans le cadre de l’accord de la CEDEAO.». Ajouté aux 100 commandos sénégalais déjà positionnés, cet appui logistique et humain des forces armées ghanéennes porte désormais à 505 le nombre de militaires postés aux frontières gambiennes pour l’assaut contre Yahya Jammeh.

Yaya Jammeh lâché par l’armée gambienne avant l’intervention militaire

La communauté internationale redoutait un possible soutien des forces gambiennes à Yahya Jammeh, mais le chef d’Etat-major a clairement défini la position de l’armée dans cette crise politique. Pour le Général Ousman Badjie, pas question de participer aux combats si la CEDEAO opte pour l’intervention militaire : « Nous n’allons pas nous impliquer militairement. Ceci est une dispute politique ». Par ses déclarations, le chef d’Etat-major de l’armée gambienne fait clairement savoir qu’il ne soutiendra guère Yahya Jammeh si ce dernier décide de s’engager dans une lutte armée contre l’organisation sous régionale. Abandonné par l’armée Yahya Jammeh a-t-il les moyens de faire face à l’intervention militaire de la CEDEAO qui se précise ?

Des mercenaires à la rescousse de Yahya Jammeh en Gambie

Selon certains médias, le président gambien battu aux élections présidentielles en décembre dernier aurait sous ses ordres de nombreux mercenaires venus du Libéria, des forces rebelles de la Casamance et disposerait également d’une poignée d’hommes qui lui ont juré fidélité. Tous les yeux sont désormais rivés vers Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 1994. Va-t-il s’engager dans combat à l’issue incertaine pour lui contre la CEDEAO ou opter pour la voie de la raison en capitulant pour éviter un bain de sang en Gambie ?

2,589 total views, 6 views today


  
Haut

Hello !

Vous aimez Cotedivoire.news ? Merci de nous faire un Amour de LIKE ! !