Afrique

Attentats meurtriers en Tunisie

Un bus explose en plein cœur de la capitale tunisienne faisant plus d’une dizaine de morts

La ville de Tunis a été frappée dans la journée du 24 novembre par un attentat meurtrier. Un bus transportant des agents de la garde présidentielle a explosé en fin d’après-midi à l’avenue Mohammed V, l’une des principales  artères de la ville faisant au moins 13 morts et près d’une vingtaine de blessés. Il avait à son bord 25 gardes de nuit de la sécurité présidentielle qui se rendaient en direction du palais pour assurer la relève. C’est une première dans la capitale tunisienne dont les rumeurs d’une attaque terroriste se faisaient de plus en plus entendre. Après le Nigéria et le Mali, c’est le troisième pays africain à être victime d’attaques meurtrières après les actes de terrorisme survenus à Paris le 13 novembre.

Les autorités du pays dans le collimateur des terroristes

Les bruits d’une éventuelle attaque terroristes circulaient déjà dans le pays. Le 20 novembre, les autorités du pays ont déjoué le projet d’attentat d’un kamizake qui tentait de se faire exploser près du ministère de l’intérieur. Les attentats de ce mardi se sont déroulés à quelques 200 mètres dudit ministère où les mesures de sécurité ont été fortement renforcées. Par ailleurs, une visite officielle du chef de l’état en Suisse vient d’être reportée à une date ultérieure.

L’attaque a été fermement condamnée

A la suite des actes meurtriers qui ont secoués la capitale tunisienne, les messages de condamnation et de soutien à l’égard du peuple tunisien n’ont pas tardé à se manifester. Dans un communiqué, le président français a exprimé sa profonde solidarité aux familles des agents morts dans cet attentat et dénoncé par la même occasion cette barbarie. Plusieurs personnalités du monde politique français ont emboîté le pas au chef de l’état pour témoigner leur soutien à la Tunisie. L’    Egypte, l’Algérie et le Qatar ont eux aussi condamné avec la plus grande fermeté ces attaques meurtrières.

L’état d’urgence à nouveau décrété dans le pays

Le président de la République Béji Caïd Essebsi avait auparavant instauré l’état d’urgence au mois de juillet après les attaques perpétrés par l’organisation de l’état islamique (EI) qui ont fait 38 victimes. Cette mesure d’urgence qui avait été levée au mois d’octobre vient d’être remise en vigueur pour une durée 30 jours. L’annonce a été faite par le chef de l’état devant les chaînes nationales du pays suivi de l’instauration d’un couvre-feu dans la capitale de 21h à 5h.

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