Burkina

Insertion sociale au Burkina Faso : bientôt 13.500 emplois directs pour la jeunesse

L’insertion sociale des jeunes au Burkina Faso, un défi majeur pour le gouvernement, commence à se consacrer. Grâce à un programme d’urgence mis en place par le gouvernement burkinabé, environ 13,500 emplois seront générés pour la jeunesse.

Le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, a lancé, samedi à Ouagadougou, le Programme d’insertion socio-professionnelle des jeunes (PISJ) qui devra, à terme, générer 13.500 emplois directs dont 11.000 temporaires et 2.500 permanents. Selon M. Thiéba, ce programme d’un coût de près de cinq milliards de FCFA se veut une des réponses du chef de l’Etat aux aspirations légitimes de la jeunesse burkinabé à un mieux-être.

L’exécution du programme d’urgence d’insertion sociale

La mise en œuvre du PISJ s’articulera, d’après le Premier ministre, sur quatre composantes dont celle des travaux à Haute intensité de main d’œuvre(HIMO) qui permettra le recrutement de 10.950 jeunes au profit des villes et chefs-lieux de provinces. Pour la seconde composante concernant l’employabilité, 500 jeunes diplômés seront mise en stage de pré-emploi afin de renforcer leur expérience professionnelle. La composante trois est relative au financement des projets ou 500 jeunes diplômés du supérieur renforceront leur capacité en entrepreneuriat. Dans cette même composante, 1000 jeunes seront formés aux métiers agricoles et installés avec des kits, a précisé le Premier ministre. La dernière dimension du PISJ traitera de la gestion du programme avec la mise en place d’un mécanise de pilotage et de suivi-évaluation aux niveaux central et déconcentré pour l’atteinte des résultats escomptés. «Toutes ces actions sont des réponses d’urgences aux problèmes de sous d’emploi des jeunes », a relevé M. Thiéba.

Un plan national pour l’emploi jeune au Burkina Faso

Pour lui, la stratégie du gouvernement consiste à mettre maintenant des reformes structurelles à moyen et long terme dans le cadre du plan national de développement économique et social (PNDES) «pour régler de manière définitive la question le chômage et le sous-emploi des jeunes». Pour sa part, le ministre en charge de la Jeunesse, Jean Claude Bouda a rappelé des résultats de l’enquête intégrale sur les conditions de vie des ménages (EICVM2009/2010). Il en ressort qu’au Burkina Faso. 11,5% des jeunes vivant en milieu urbain sont au chômage et que 82% de ces chômeurs sont des jeunes dont 43% ont moins de 25 ans.

Source : ALK/cat/APA

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