INTERNATIONAL

Rejet du gouvernement en Libye

Sérieux revers pour la communauté internationale qui était beaucoup optimiste sur l’union des deux factions opposées

Le rejet du tout nouveau gouvernement formé en Libye vient une mettre aux espoirs de voir le pays renouer avec la stabilité mis à mal par les conflits tribaux. Les Nations-Unis attendaient beaucoup de ces négociations entre le gouvernement basé à Tripoli et celui de Tobrouk reconnu sur le plan international. Contre toute attente, le parlement de Tobrouk approuvé par la communauté internationale vient de rejeter la nouvelle équipe mise en place par le nouveau premier ministre Fayyez el-Sarraj. Sur les 104 députés présents à l’Assemblée nationale, 89 se sont opposés à l’équipe de 32 ministres proposée par le richissime homme d’affaire originaire de Tripoli. Un coup dur pour la communauté internationale qui voyait enfin le bout du tunnel après plus d’une année passée à travailler avec les différentes parties concernées par l’accord.

Trois essais et trois échecs

Les principaux acteurs de la crise libyenne n’en sont pas à leur première tentative de formation d’un gouvernement qui accepté par l’ensemble des tribus. Depuis la mort de l’ancien guide libyen Mouammar Kadhafi le 20 octobre à la faveur de la révolution arabe, les tractations ont commencé sous l’égide de la communauté internationale. En l’espace de 5 ans, aucun signe encourageant vers un retour à la paix n’a été constaté dans le pays à cause des échecs répétitifs des instances dirigeantes. Ce dernier revers porte à trois les tentatives de mise en place d’une équipe gouvernementale légitime.

Des efforts réduits à néant

Les dissensions tribales ont manifestement eu raison du nouveau gouvernement censé créer le climat de stabilité tant souhaité par les uns et les autres. Une semaine seulement aura suffi pour doucher les espoirs d’une sortie de crise parrainée par l’ONU. Formé le 19 janvier dernier, le gouvernement Fayyez créé sur fond de tensions n’a pas résisté à la tempête libyenne qui replonge encore le pays dans une impasse. Les deux tiers des suffrages nécessaires pour baptiser le nouveau-né n’ont pas été recueillis, au grand regret de la communauté internationale qui voit partir en fumée tous les efforts qu’elle a consenti pour le processus de paix. Un regret qui se justifie amplement et qui cacherait même des craintes, celles de voir l’organisation de l’EI tirer avantage de la situation pour étendre son influence au niveau sous régional.

A qui profit les tensions tribales en Libye ?

Le pays fait face depuis quelques temps à la menace terroriste grandissante. Des installations pétrolières avaient été pris pour cible par Daesh il y’a de cela quelques semaines. Même si les forces libyennes ont réussi à repousser les assaillants, le spectre d’une invasion djihadiste est toujours aussi imminent. Les islamistes se sont déjà emparés de la ville de Syrte située à l’est de la capitale. Ces derniers pourraient bien profiter du désaccord entre les factions tribales pour gagner du terrain dans ce pays.

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