POLITIQUE

Laurent Gbagbo : les trois points qui ont entraîné sa chute

Les atouts qui ont manqué à l’ancien président et l’on discrédité aux yeux de l’opinion publique en 2010

Laurent Gbagbo actuellement devant le tribunal pénal international de la haye a été, dans le contexte électoral de 2010 écarté du pouvoir en trois points essentiels qui ont entraîné sa chute. Au plus de la crise de 2010, plusieurs atouts ont joué en faveur de son adversaire, l’actuel président Alassane Ouattara fraichement réélu en octobre dernier 2015  pour un second mandat à la tête du pays. Malgré le soutien indéfectible que lui témoignaient ses partisans pendant et après l’échéance électorale, l’ancien chef d’état n’a pas réussi à se maintenir au pouvoir. Pourtant, il n’a pas lésiné sur les recours pour faire valoir sa légitimité récusée par l’opinion internationale. En marge de son procès qui se tient actuellement à la Haye, retour sur les faits qui ont inéluctablement conduit au déclin de celui qui passe pour un héros chez certains, et un déshonneur chez d’autres.

L’absence de soutien du plus vieux parti politique ivoirien

Après l’annonce des résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle  de 2010, l’ex chef d’état était en tête du scrutin mais n’avait pas la majorité requise pour élu dès le premier tour. Pour la seconde échéance qui s’est tenu en novembre, des alliances ont été rapidement constituées par les deux candidats en course pour le fauteuil présidentiel. Mais à son plus grand regret, l’ensemble des formations politiques du pays se sont rangés du côté du président Ouattara gratifié dans ce jeu d’alliance par le soutien du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). De son côté, Laurent Gbagbo n’a été soutenu que par des candidats indépendants qui dans cette échéance, ont réalisé un triste score. Théoriquement, les carottes étaient déjà cuites car le cumul des formations politique par le Rassemblement de Républicains donnait logiquement le président Ouattara gagnant.

L’apparition médiatique controversée du Fpi

Dans l’attente des résultats partiels du second tour, le front populaire ivoirien a fait une apparition pour le moins remarquable. Alors que la Commission électorale indépendante s’apprêtait à annoncer une partie des résultats, l’un des partisans de Laurent Gbagbo fait irruption dans les locaux de la CEI pour empêcher la proclamation des premières tendances. La scène a fait le tour des chaînes de télévisions internationales et des réseaux sociaux. Malgré une nouvelle sortie médiatique pour justifier cette réaction, l’opinion internationale s’était malheureusement forgée une idée dépréciative du FPI.

Une légitimité non reconnue par la communauté internationale

Après l’annonce des deux différents résultats, l’un par la commission électorale indépendante et l’autre par le conseil constitutionnel, la Côte d’Ivoire s’est retrouvée divisée avec deux présidents donnés vainqueurs. La CEI annonce Alassane Ouattara vainqueur tandis que le conseil constitutionnel désigne Laurent Gbagbo comme le président élu. La communauté internationale a tranché sur la question en affirmant reconnaître le candidat de la coalition au pouvoir comme le vainqueur légitime. Au niveau de la sous-région et même hors du continent africain, la majorité des pays s’est alignée sur la position des Nations Unies, privant ainsi le candidat du Fpi du soutien combien important des pays alliés. Ce désaveu généralisé de Laurent Gbagbo au niveau international a fortement joué en faveur de l’actuel président ivoirien et scellé finalement son destin.

Laurent Gbagbo en bonne santé selon la Cpi

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