POLITIQUE

Crise au FPI : Aboudrahamane Sangaré dit encore non à Affi N’Guessan

La réconciliation entre les deux factions du front populaire ivoirien ne sera pas pour si tôt, car aucune issue n’est en vue pour la résolution de la crise au sein du FPI. Le conflit qui oppose le camp d’Aboudrahamane Sangaré à celui de l’actuel président de la formation politique s’envenime, malgré les nombreuses tentatives de médiation lancées par ce dernier. La branche dissidente du parti vient de rejeter le énième appel à la discussion d’Affi N’Guessan qui perd du terrain au profit des frondeurs.

Aucun dénouement favorable à la crise qui secoue le FPI, la main tendue du président de la formation politique vient d’être à nouveau rejetée par les partisans fidèles aux idéaux d’Aboudrahamane Sangaré. Les dissensions au sein du front populaire ivoirien s’invitent une nouvelle fois au cœur de l’actualité politique en Côte d’Ivoire avec cette nouvelle énième tentative de réconciliation balayée d’un revers de la main par la branche dissidente du parti. A la solution « asseyons-nous et discutons » proposée par Affi N’Guessan le lundi 12 septembre 2016, ses détracteurs ont adressé une fin de non-recevoir, douchant à nouveau les espoirs du président du front populaire ivoirien à la recherche d’un consensus depuis des années. Joint dans la matinée de ce mardi par RFI, c’est le porte-parole des frondeurs qui s’est chargé de répondre à la main tendue au 1er responsable de la formation politique : « Nous n’avons plus rien en commun, nous ne faisons plus partie de la même famille, que Pascal Affi N’Guessan cesse de nous déranger », lance Koné Boubakar. A quelques mois des législatives prévues pour novembre prochain, les deux camps du front populaire ivoirien n’ont toujours pas trouvé un terrain d’entente, alors qu’ils souhaitent tous participer à ce scrutin.

Deux vaines tentatives pour dénouer la crise au FPI

Preuve de son appartenance aux valeurs défendues par le parti socialiste ivoirien, Affi N’Guessan a signé vendredi dernier la pétition lancée par l’écrivain Bernard Dadié pour exiger la libération de Laurent Gbagbo. Le 12 septembre, le président du parti est encore passé à la charge en invitant la branche dissidente à l’entente avant les prochaines législatives : « Il y’a un temps pour les palabres, un temps pour l’entente », avait lancé le président du parti, pour inviter ses détracteurs à faire la paix. Mais ces deux tentatives jugées factices par les frondeurs n’ont pas eu plus de succès que les précédentes.

Un départ d’Affi N’Guessan pour résoudre le conflit ?

Accusé d’avoir trahi les idéaux du front populaire ivoirien, la légitimité d’Affi N’Guessan au sein de son propre est contestée depuis plusieurs années. Sa candidature au scrutin présidentiel d’octobre 2015 a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, car plusieurs militants du FPI, y compris certains cadres du parti politique, avaient décidé de boycotter l’élection présidentielle si leur leader Laurent Gbagbo n’était remis en liberté. Les contrepieds de cette consigne a valu au président de la formation politique de passer pour un traître aux yeux de ses pairs. Plusieurs tentatives de médiation ont été initiées par le 1er responsable du FPI pour mettre un terme aux dissensions existantes. Mais les frondeurs refusent toujours de s’asseoir à une table de discussion avec celui qui a trahi ‘‘l’héritage’’ de Laurent Gbagbo. Et si la solution à la crise qui secoue le parti passait pas un éventuel départ d’Affi ?

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