SOCIETE

Traite des personnes en Côte d’Ivoire : l’ONUDC à Abidjan

La traite des personnes est un phénomène qui touche aussi la Côte d’Ivoire à l’instar des autres pays. En collaboration avec l’ONUDC, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime, le gouvernement ivoirien a mis en place plusieurs actions en vue d’endiguer cette exploitation humaine. Pierre Lapaque, représentant onusien, a effectué une visite dans la capitale économique ivoirienne pour constater les progrès réalisés et inviter les autorités du pays à plus d’engagements contre ce trafic humain.

L’exploitation humaine recule sur le territoire ivoirien

L’éradication de la traite des personnes est en Côte d’Ivoire l’une des préoccupations majeures du gouvernement. L’actualité ivoirienne du jour est dominée par la visite à Abidjan de Pierre Lapaque, représentant de l’ONUDC (Office des Nations Unies pour la lutte contre la Drogue et le Crime). A l’issue de son entretien avec la ministre de la solidarité Mariatou Koné le lundi 2 mai 2016, l’expert onusien a salué l’engagement des autorités ivoiriennes dans la lutte contre ce réseau de trafic humain. Si le travail des enfants dans les plantations de cacao demeure toujours une réalité, « les choses vont correctement », a estimé Lapaque. Ce dernier a par la même occasion invité les autorités à intensifier leurs efforts en vue de mettre un terme à cette exploitation abusive de l’homme par l’homme.

La traite des personnes est aussi un fléau mondial

Le représentant des Nations Unies a relevé au cours de sa visite l’ampleur de ce trafic humain à l’échelle mondiale. Selon Lapaque, « dans le monde entier, 23 à 24 millions de personnes sont victimes de traite tous les jours. Ça représente des dizaines de milliards de dollars de profits ». L’enjeu économique est manifestement la principale raison pour laquelle cette pratique clandestine est continue de sévir, même dans les sociétés les plus développées.

La Côte d’Ivoire doit accroître ses efforts

Pierre Lapaque plaide pour une implication plus importante des autorités ivoiriennes dans la lutte pour l’éradication de ce fléau. Au titre de ses doléances, le représentant de l’ONUDC a appelé les autorités du pays à durcir les peines contre les membres de ce réseau clandestin : « Il faudrait qu’il ait plus de sanctions pénales. Il faudrait qu’il ait plus de procès pénaux, que des messages forts soient envoyés aux trafiquants », laissait entendre l’expert onusien au sorti de son entretien avec Mariatou Koné. Le sujet sensible du travail clandestin des enfants a aussi été abordé : « Dans le domaine de la traite des enfants, nous avons une loi. Il est question de l’élargir à toutes les personnes, enfants et adultes compris », indiquait la ministre ivoirienne de la solidarité sociale. Mais sur ce point, il sera très difficile de faire bouger les choses car les plus grandes multinationales sont impliquées dans ce trafic infantile.

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