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Laurent Gbagbo : L’ancien président ivoirien se dit otage de la France à la CPI

Dans une interview exclusive accordée au journal français Mediapart, Laurent Gbagbo est brièvement revenu sur son arrestation pour laquelle il tient toujours la France pour responsable. Alors que son procès se poursuit toujours à la Haye, l’ancien président ivoirien a révélé au quotidien français qu’il n’était pas en prison, mais affirme plutôt avoir été retenu en otage.

C’est la France qui a fait tout le travail

Laurent Gbagbo a fait de graves révélations au journal français Mediapart depuis sa cellule à la CPI. Dans cette interview accordée au quotidien français, l’ancien président de la Côte d’Ivoire a une nouvelle indexé la France pour son rôle dans les différentes crises que le pays a traversées depuis 2002. L’ex-chef d’Etat ivoirien a confié à Mediapart qu’il savait « depuis le début » que la France était à l’origine de la rébellion de 2002 qui a conduit à la scission du pays en deux parties. Pendant cette interview exclusive, Laurent Gbagbo a également révélé qu’il avait été prévenu que Jacques Chirac, qui était alors président de la République française,

« lui planterait un couteau dans le dos ». Après ces mises en garde que lui aurait adressées Silvio Berlusconi, l’ancien chef du gouvernement italien, l’ex-président ivoirien pointe toujours son doigt accusateur vers la France qui l’aurait forcé à accepter des anciens rebelles dans son gouvernement en 2003, après la signature des accords de Linas-Marcoussis. Conséquence des pressions exercées par la France alors dirigée par Jacques Chirac, « je me suis retrouvé avec des ministres illettrés »,

révèle l’ancien chef d’Etat ivoirien depuis la CPI. Mais les troublantes révélations de Lauren Gbagbo ont également portées sur l’élection présidentielle de 2010 qui a conduit à sa chute.

Ce que pense l’ancien président ivoirien de l’élection de 2010

« Si on se passe des Français, c’est comme si on les agresse. La France veut dicter la voie à suivre à la Côte d’Ivoire »,

a révélé l’ancien président ivoirien au journal Mediapart depuis sa cellule de détention à la CPI. Selon lui, s’il se retrouve aujourd’hui à la Haye,

« c’est pour permettre à Alassane Ouattara d’être à la présidence ».

Lors de l’élection présidentielle qui a conduit à sa chute, la France aurait été l’artisan selon lui de l’arrivée de son rival au pouvoir. Le groupe français Sagem qui était chargé de superviser les opérations techniques liées à l’élection présidentielle d’octobre 2010 n’était en réalité qu’un instrument au service de la France pour organiser des fraudes dans le scrutin. Dans ses confessions au journal français, Laurent Gbagbo indique que la France, sous l’ère Sarkozy, aurait promis la somme de 12 millions de francs CFA à des mercenaires s’ils arrivaient à le faire tomber pour permettre à Alassane Ouattara d’être à la présidence : « Je ne suis pas en prison, je suis otage », a-t-il déclaré au quotidien français depuis la CPI. A en croire ses propos, l’élection présidentielle de 2010 n’était qu’un prétexte de la France pour l’écarter du pouvoir afin d’installer le président Ouattara qui depuis 1989, bénéficie du soutien des autorités françaises.

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