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Actualité Afrique de l’ouest : des membres de la société civile arrêtés au Niger

Plusieurs membres issus de la société civile nigérienne ont été mis aux arrêts dans la journée du dimanche au motif d’avoir appelé à une vaste manifestation contre la loi des finances 2018.

L’actualité en Afrique de l’ouest, plus précisément au Niger, est dominée par l’arrestation de plus d’une vingtaine de personnes à l’occasion d’une manifestation contre la nouvelle loi budgétaire du pays. Plusieurs responsables de la société civile opposée à cette nouvelle loi des finances ont été mis aux arrêts par les autorités, des arrestations fermement condamnées par Amnesty International qui exige la libération des personnes détenues parmi lesquelles l’avocat Lirwana Abdourahamane.

L’actualité en Afrique de l’ouest est dominée par l’arrestation de plusieurs membres de la société civile au cours d’une manifestation contre la loi des finances 2018. Adoptée l’an dernier par le parlement, la nouvelle loi budgétaire prévoit l’instauration de nouvelles taxes sur les habitations puis une hausse du coût de l’électricité au Niger, une situation jugée inacceptable par plusieurs organisations de la société civile nigérienne. Pour mettre la pression sur le gouvernement en vue d’une réforme de la loi ou dans le pire des cas le rejet du texte, plusieurs OSC nigériennes avaient appelé à une grande manifestation dimanche 25 mars dans la capitale, une manifestation qui avait été interdite par le gouvernement. Nous « Lançons un appel pressant à tous les citoyens et les citoyennes de sortir massivement demain dimanche 25 mars 2018 à partir de 16h pour exprimer, de manière pacifique et responsable, leur refus d’obtempérer à une interdiction illégale de manifester, de se laisser imposer une loi de finances antisociale et de voir notre pays redevenir une colonie, en gardant à l’esprit que c’est de la résignation des opprimés face aux injustices quotidiennes que se nourrissent partout dans le monde les régimes dictatoriaux. », peut-on lire dans le communiqué des associations de la société civile appelant à la marche contre le régime. Mais dans la journée du dimanche, un important dispositif de sécurité a été déployé dans la capitale nigérienne pour empêcher la manifestation.

23 personnes arrêtées au Niger

Malgré la faible mobilisation à l’occasion de cette manifestation, plus d’une vingtaine de personnes ont été mis aux arrêts : « Tenant à exercer leur droit garanti par la constitution, des manifestants ont bravé l’interdiction de la marche pacifique destinée à protester contre une loi de finances votée l’année dernière qui prévoit de nouvelles taxes sur l’habitation, l’électricité, etc. La police a lancé des grenades lacrymogènes pour disperser la marche. 23 personnes ont été arrêtées, certaines aux sièges des organisations de la société civile, et d’autres au cours de la manifestation. », nous explique Amnesty International dans un communiqué officiel relatif à la manifestation du dimanche au Niger contre le régime. Cette manifestation fait la une de l’actualité en Afrique de l’ouest en raison de l’arrestation de plusieurs responsables de la société civile nigérienne après la mobilisation du 25 mars contre la loi des finances. Ali Idrissa Nani, Moussa Tchangari, Me Lirwana Abdourahamane et Nouhou Mahamadou Arzika font partie des responsables de la société civile qui ont été mis aux arrêts en marge de la manifestation qui a eu lieu dimanche à Niamey contre la loi budgétaire.

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