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Actualité africaine du jour : dissolution d’un groupe de sécurité islamique au Burkina

Avec la montée du terrorisme sur le sol burkinabé, nombreux sont ceux qui voyaient en ce groupe de sécurité un possible ni du terrorisme. Après avoir appelé tous les groupes de sécurité à se conformer aux dispositions légales en vigueur, le gouvernement a annoncé ce mercredi la dissolution de l’association à l’origine de ce groupe de sécurité pour non-respect de ses activités, conformément au récépissé lié à sa création.

L’actualité africaine du jour nous conduit au Burkina Faso, plus précisément à Pouytenga dans l’Est du pays. Un groupe de sécurité islamique avait suscité l’inquiétude des autorités il y’a quelques jours après la diffusion sur les réseaux sociaux de membres de sécurité portant des tenues confectionnés pour la circonstance. A en croire l’association à l’origine de la création de ce groupe, son champ d’action serait uniquement limité à la sécurisation de certains évènements comme les mariages, baptêmes et programmes de prédications auxquelles l’association serait invité. Bien qu’ils ne soient pas armés, ces membres de la sécurité islamique ont défrayé la chronique font la une de l’actualité en Afrique de l’ouest, en raison du fait qu’ils sont bien souvent assimilés à des groupes d’autodéfense. Aussi, avec la montée du terrorisme au Burkina Faso et plus précisément en Afrique subsaharienne, la naissance d’un groupe de sécurité islamique ne pouvait à l’évidence que très mal tomber. La Fédération des associations islamiques du Burkina Faso a échangé avec quelques responsables de cette sécurité mise en place par une association islamique dans le Pouytenga. Après les échanges, la fédération des associations islamiques du Faso (FAIB) a tenté de rassuré l’opinion publique dont l’esprit était ancrée sur la création d’un groupe d’autodéfense où la naissance d’une milice : « En tout état de cause, la FAIB tient à rassurer l’opinion qu’elle travaille étroitement avec les autorités publiques et toute structure islamique relevant d’elle dont les actions, ou même l’essence, portent atteinte à l’ordre public ou le vivre ensemble, sera rappelée à lordre. Pour le cas de Pouytenga, 40 tenues avaient été confectionnées et ces tenues ont été remises à la gendarmerie. Les responsables ne se reconnaissent pas dans une vidéo qui a circulé donnant des missions à leur service d’ordre. La FAIB appelle au calme et à la sérénité. L’affaire semble avoir été plutôt mal introduite. », a déclaré la FAIB dans un communiqué rendu public mardi.

Des activités illégales selon le gouvernement burkinabé

Pour sa part, le gouvernement a appelé les associations qui s’adonnent à la mise en place de ces groupes de sécurité à s’en tenir uniquement aux champs de leurs actions, conformément au décret n°2016-1052/PRES/PM/MATDSI/MJDHPC/MINEFID/MEEVCC du 14 novembre 2016 portant définition des modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la police de proximité. Ce mercredi, le porte-parole du gouvernement a annoncé la dissolution de l’association à l’origine de la mise en place de ce groupe de sécurité dans le Pouytenga, car ‘‘Les activités menées ne sont pas en rapport avec le récépissé de l’association donc le haut-commissaire a notifié la dissolution’’, a indiqué Remi Dandjinou à l’issue du conseil des ministres. Le porte-parole du gouvernement a aussi lancé de sévères mises en gardes à toutes les structures qui s’arrogeraient des prérogatives contraires au décret : « Toutes les autres associations dans ce cadre qui outrepasseraient donc les cadres de leurs différents arrêtés de leurs récépissés de reconnaissance, seront dissoutes par les responsables au niveau des hauts commissariats pour ce qui est des provinces et des régions », a conclu Remi Dandjinou.

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