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Transua Côte d’Ivoire : La population se révolte contre la gendarmerie locale

Vendredi 7 juillet Transua, une ville à la frontière ivoiro-ghanéenne, a été le théâtre de violentes échauffourées entre population et gendarmerie locale.

Les forces de l’ordre auraient poussé à bout la patience et la passivité des habitants qui auraient décidé de mettre aux injustices dont ils seraient les victimes depuis belle lurette. Et quand la population, avec à la tête des jeunes, se révolte l’on peut imaginer les dégâts qui peuvent en résulter et l’on peut raisonnablement craindre que le pire ne survienne.

Avant-hier vendredi 7 juillet, la localité de Transua, à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Ghana a failli sombrer dans le chaos de justesse. Néanmoins des mouvements violents auraient été observés, essentiellement dus à des groupes de jeunes très remontés contre les agents des forces de l’ordre.

La population exaspérée par les tracasseries policières

Transua est une ville-département du nord-est de la Côte d’Ivoire situé dans la région du Gontougo dans le district du Zanzan. Cette localité frontalière du Ghana a été encore ce vendredi le théâtre d’échauffourées entre populations et forces de l’ordre. Déjà en 2015, les jeunes de la ville ont eu maille à partir avec les gendarmes et l’affaire a fini par un affrontement. A l’époque, un jeune du village d’Atokom avait été bastonné par des gendarmes pour avoir refusé de se faire rançonner. Il s’en était alors suivi des affrontements qui ont faire fuir des habitants de la ville pour éviter les représailles des gendarmes. Cette fois encore l’histoire se répète et les populations en auraient eu assez d’être ainsi rackettés par les forces de l’ordre en poste dans la ville. Trop c’est trop et il faut le faire savoir aux Forces Républicaines de Côte d’Ivoire(FRCI).

Les hommes en treillis en font un peu trop

Habituée aux rackets journaliers des FRCI de la ville, les habitants de Transua s’étaient résignés à leur sort pour ne pas encore faire couler du sang. Mais en ce vendredi du 7 juillet, les gendarmes auraient dépassé les bornes. En effet ceux-ci auraient rançonné à un patient qu’une ambulance transportait. Les FRCI auraient exigé à l’infortuné une somme de cinq mille francs pour laisser l’ambulance continuer sa route. C’est le geste de trop pour les habitants de la ville, témoin de l’abus de pouvoir. Les gendarmes en fonction n’auraient donc pas de cœur au point d’arrêter un homme en peine. Les jeunes exacerbés par les rackets incessants et ce dernier scandaleux décident de réagir vigoureusement pour manifester leur mécontentement.

Violentes réactions qui embrassent la ville

Le racket du malade transporté aux urgences a mis le feu aux poudres et les jeunes ont décidé d’agir violemment. Ils auraient alors mis feu aux dispositifs du barrage concerné et se seraient ensuite rendus à la brigade de gendarmerie pour en découdre avec les indélicats. Sur une photographie publiée sur la page Facebook Cocovico, l’on peut voir une foule de jeunes attroupée devant les locaux de la gendarmerie. On y voit également une énorme colonne de fumée montant dans le ciel de la ville et des jeunes gens barricadant les rues avec des tonneaux et des pneus. Entre temps les autorités coutumières et municipales ont tenu une réunion salvatrice qui a fait baisser la tension. A l’issue de celles-ci deux mesures importantes ont été prises à savoir la suppression des barrages dans et aux alentours de la ville sauf bien sûr aux frontières et l’arrêt immédiat des rackets.
Transua a frôlé de peu un affrontement entre forces de l’ordre et populations. N’eut été la médiation des autorités locales on aurait pu assister à un bain de sang.

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