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Abidjan : les casseurs de bus condamnés, la SOTRA fait appel

Les casseurs de bus de la Sotra du 30 juillet 2017 ont été condamnés hier par la justice ivoirienne à des peines de prison assorties d’amendes.

SOTRA : casseurs bus condamnés

Leur vandalisme, au soir des Jeux de la Francophonie, a été fortement décrié par les Ivoiriens et les autorités dans leur ensemble. Cet acte était de nature à ternir l’image du pays qui avait pourtant excellemment abrité la compétition francophone.

Pour servir d’exemples aux abonnés à l’incivisme, le Tribunal de Première Instance d’Abidjan Plateau a infligé une peine à ces individus.
Après la condamnation des casseurs, la SOTRA a fait appel contre ces derniers. La société d’Etat dont les bus ont été caillaissés ne se satisfait pas de ce jugement. Elle estime les pertes bien trop importantes pour ne pas infliger davantage de peine aux condamnés. Quelles sont au juste les sanctions prononcées ? Quelles sont les pertes subies par la SOTRA ? Faisons la lumière sur cette histoire.

Le vandalisme, un acte d’incivisme grave

La Côte d’Ivoire a accueilli ses premiers Jeux de la Francophonie du 21 au 30 juillet passé. Tout au long de la compétition, l’organisation ainsi que l’affluence furent excellentes. C’est pourquoi la Côte d’Ivoire a été saluée par les officiels des Jeux ainsi que les différentes délégations. Néanmoins un fait d’incivisme majeur a failli ternir l’image du pays. Au soir de ce dimanche 30 juillet, en marge de la cérémonie de clôture, un groupuscule de jeunes surexcités s’en est violemment pris aux bus de la SOTRA. Au total 17 bus ont été caillassés au grand regret de la société d’Etat et des observateurs nationaux. Heureusement, les enquêtes ont permis de mettre la main sur les indélicats et de les présenter à la justice.

La justice ivoirienne tranche

Les individus interpellés sont au total quatre. Il s’agit de Fofana Tiecoury, Sanogo Ali, Kouakou Ahmed et Bamba Abou. Au cours d’une audience au Tribunal de Première Instance d’Abidjan Plateau, les quatre casseurs ont été condamnés à un mois d’emprisonnement ferme assorti d’une amende de 20.000 FCFA et le paiement 140 millions de Franc CFA à la SOTRA, à titre de dommage et intérêt. La sanction parait en conséquent très lourd pour ces petits délinquants. Pourtant la SOTRA se dit insatisfaite du jugement rendu.

La SOTRA ne se satisfait pas du jugement

La SOTRA n’est pas satisfaite du jugement prononcé par le Tribunal de Première Instance du Plateau. En effet, elle parle de « peines et amendes légères » alors qu’au lendemain des casses les pertes avaient été évaluées entre 80 et 100 millions. De fait la SOTRA demande plus de sanctions pour servir d’exemple et dissuader tout autre apprenti casseur. Cette insatisfaction témoigne du ras-le-bol de la SOTRA d’être toujours prise pour cible au moindre mouvement social à Abidjan. Pourtant les mêmes qui caillassent les bus seront les mêmes demain à se plaindre du manque de bus.
La SOTRA a dû effectivement perdre beaucoup à cause de ce vandalisme. Elle a donc droit à la réparation financière surtout que l’Etat n’est pas son seul actionnaire. Cependant le problème majeur est la solvabilité des sommes que réclame la SOTRA. Avec cette sanction financière, les individus pourront-ils s’en acquitter ? Pas si sûr au regard de leurs origines sociales modestes. A moins que l’Etat endosse les charges financières pour ne leur appliquer que les peines de prison.

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