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Côte d’Ivoire : la poste annonce une importante vague de licenciement

La poste nationale de Côte d’Ivoire procèdera à une importante vague de licenciement de ses employés.

Au total 300 agents devront partir de la maison pour motif financier. Toutes les mesures de compensation auraient été prises par la direction nationale. Mauvaises nouvelles en perspective pour ceux qui occupent les postes dits moins utiles. C’est comme si le ciel leur tombait sur la tête dans ce contexte socio-économique décrié par les populations.

La réduction des effectifs de la poste nationale de Côte d’Ivoire est mal vue par les observateurs. La plus part d’entre eux y voient un échec de la politique du gouvernement bien que la situation des postes en général dans le monde n’est pas reluisante. Que se passe-t-il au juste à la poste de Côte d’Ivoire ?

La poste de Côte d’Ivoire, une institution morose

Au lendemain de la crise post-électorale de 2010 à 2011, la poste de Côte d’Ivoire était une institution à l’agonie. Ses bureaux avaient été saccagés et son chiffre réduit de 30%. En outre les grèves intempestives la plombaient sérieusement. Grâce au travail de la nouvelle équipe emmenée par le Directeur général, Mamadou Konaté, l’institution avait été redressée. Après des cures successives set massives dans les années qui suivent elle semblait à nouveau stable. Elle avait même procéder à des recrutements importants l’année dernière après la nomination d’Isaac Gnamba Yao à la Direction générale. Malheureusement la bonne santé ne fut que de courte durée et la maison est replongée dans des ennuis financiers en début de cette année. Conséquence de cette morosité, l’annonce du licenciement de 300 agents pour assainir l’entreprise d’Etat.

Vague de licenciements pour crise économique

Dans un communiqué publié ce jour, la poste de Côte d’Ivoire annonce le licenciement de plus de 300 de ses agents pour « motif économique ». Plus précisément il s’agit d’une « population cible de 306 agents proposée à la déflation » selon une « analyse multicritères ». Les personnes concernées sont celles qui occupent les postes à faible valeur ajoutée, qui sont faiblement qualifiés, qui sont en situation maladie ou d’indisponibilité. Ces agents licenciements iront en deux phases. D’abord une première vague concerne 94 agents et une seconde 212 dont 101 départs volontaires et 127 du fait de l’attrition naturelle. Des mesures d’accompagnement sont prévues pour le personnel licencié. Il s’agit, en plus des droits légaux, d’une indemnité de licenciement, d’une gratification à 100%, d’une indemnité de congé et d’une indemnité de préavis. En tout cas, la direction assure qu’aucun droit ne sera lésé au détriment des victimes de la restructuration.

Une annonce qui est mal perçue

Bien que les raisons avancées soient totalement fondées, beaucoup de personnes s’émeuvent du sort de ces gens qui seront victimes de cette sorte d’épuration. L’on estime que le pays se porte assez bien pour procéder à de tels licenciements. « Et pourtant tous les voyants sont au vert dans ce pays » s’indigne un citoyen. Il faut dire que depuis des années, l’économie ivoirienne est applaudie pour sa croissance à deux chiffres. L’on s’étonne donc d’une telle restructuration si on se fie aux discours officiels. « C’est méchant » se déchaine un autre observateur. En effet, il y a de quoi à s’écœurer dans une société où l’on crie pauvreté.
Le licenciement de ces 306 agents de la poste de Côte d’Ivoire est une mesure qui vise à sauver l’entreprise publique. Cependant cette décision risque de faire très mal aux familles touchées. Personne n’ignore qu’en Côte d’Ivoire un travailleur a toujours à sa charge une importante famille. Dans une société où l’emploie se raréfie, une telle vague de licenciement pourrait encore renforcer le taux de pauvreté. N’y avait-il pas d’autres moyens que ce licenciement massif ?

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