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Le Niger cède le site aurifère de Lougou au Burkina Faso

Le Burkina Faso vient de se voir céder le site aurifère de Lougou par la République du Niger.

Les deux Etats se disputaient depuis plusieurs années ce site situé à leurs frontières. Cette résolution a été possible grâce à la diplomatie et à la sagesse des parties.

Le Burkina Faso n’en a pas fini avec les conflits frontaliers. Plus de trois décennies après celui qui l’a opposé au Mali, le pays se retrouve encore à disputer quelques kilomètres carrés avec le voisin de l’est. Les populations se disent soulagées que le différend ait connu un dénouement pacifique. En revanche certains accusent l’Etat burkinabé.

L’origine du litige

Le site aurifère de Lougou se trouve à cheval entre le sud-ouest du Niger et le sud-est du Burkina Faso. De ce fait il est situé entre le département de Torodi au Niger et la province de Komondjari au Burkina Faso. L’origine de la crise remonte aux querelles entre les populations burkinabés et nigériennes installées sur ce même territoire. Nul n’ignore que les frontières sont très imprécises en Afrique. Les deux communautés vivaient donc là comme si c’étaient chez elles. Mais, au début des années 2010, la pomme ou plutôt l’or de discorde survint. Les deux populations ont commencé à se quereller après la découverte de d’un gisement d’or. Cette dispute est arrivée aux oreilles de l’Etat nigérien qui y a dépêché, dare-dare, des soldats. Ceux-ci ont chassé Burkinabés et Nigériens pour exploiter la mine d’or. Dans le même temps, le Burkina Faso a commencé à revendiquer son droit sur ces terres. Le conflit est donc né. En avril 2013, la Cour Internationale se saisit du dossier et adopte un arrêté qui délimite les frontières. Pourtant le conflit continuera à ternir les relations entre les deux pays.

La sagesse prime sur les intérêts

Après des années de tensions frontalières et économiques, les deux pays ont décidé de mettre fin au litige. Hier lundi 25 septembre, une rencontre s’est tenu à Niamey entre les deux Etats. Les deux délégations furent conduites par les ministres de l’administration territoriale Siméon Sawadogo pour le Burkina Faso et Mouhamed Bazoum pour le Niger. A la suite de cette réunion, une issue pacifique a été trouvée au différend frontalier. Le Niger a reconnu que le site aurifère de Lougou fait effectivement partie du territoire burkinabé. Pour l’heure, les deux délégations ont décidé de la fermeture immédiate dudit site avant la matérialisation effective des nouvelles bornes. Outre ces décisions, quatre autres mesures ont été prises dont l’organisation conjointe d’une mission de sensibilisation des populations et l’accélération des nouvelles délimitations.

La réaction des populations

La population burkinabé salue l’issue favorable de cette crise entre les deux pays frères. « Le débat est clos. La sagesse de notre gouvernement l’a emporté sur les réactions émotionnelles et épidémiques dépourvues de raison de certains compatriotes sur les médias et les réseaux sociaux », s’est réjoui un compatriote burkinabé. Mais tout le monde n’est pas d’avis que le débat est clos comme l’insinue cet internaute qui affirme :

« Ah non, le débat n’est pas encore clos. Si c’est le cas, le Niger doit rembourser les taxes déjà perçues par leur FDS (Forces de Défense et de Sécurité) ».

A ces mots un compatriote réagit :

« Le Niger n’a rien à rembourser. Si l’Etat n’est pas capable de protéger le territoire, les pilleurs en profiteront ».

Décidément cette semaine est celle des litiges frontaliers entre les Etats d’Afrique de l’ouest. Après le règlement du différend maritime entre le Ghana et la Côte d’Ivoire à propos d’un gisement de pétrole, c’est autour du Burkina et du Niger de résoudre leur querelle autour de la mine d’or de Lougou. Nous ne pouvons que saluer la grandeur d’esprit des différentes parties surtout la République du Niger. Il va falloir maintenant régler définitivement les disputes territoriales.

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