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Bénin : les étudiants refusent de payer les frais d’inscriptions

Le nouveau président Patrice Talon et son épouse Claudine Gbénagnon ont fait de l’éducation une priorité au Bénin.

Malheureusement les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes n’ont pas la même appréciation des efforts fournis par le gouvernement. A l’heure de la rentrée scolaire les grincements de dents se font de plus en plus entendre aux sens des étudiants. La grogne s’est emparé des syndicats estudiantins et le scenario donne l’air d’un déjà vu.

Les étudiants béninois refusent de payer les frais d’inscriptions que leur a imposés le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Par la voix de l’Union Nationale des Scolaires et Etudiants du Bénin, UNSEB, les étudiants demandent des comptes avant de payer quoique ce soit.

Une rentrée académique très chère

La rentrée académique 2017-2018 au Bénin ne s’est pas annoncée sous de bons auspices. En effet, elle démarre sur une mauvaise note de contestation venue des étudiants. Si le gouvernement de Patrice Talon parait beaucoup se préoccuper de l’état de l’école béninoise, tout n’est pas pour autant parfait. La gratuité de l’école, tant promise par les politiciens, passe avant tout par une baisse du coût des inscriptions et une transparence dans leur paiement et leur utilisation. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas. Cette année les frais d’inscriptions dans les universités publiques s’élèvent à 25.000 Franc CFA pour le 1er cycle, 50.000 pour le 2e cycle et 75.000 pour le 3e cycle. Les étudiants s’insurgent contre ces frais qui sont devenus exponentiels à défaut d’être arithmétiques. C’est pour dénoncer cette escroquerie que l’Union Nationale des Scolaires et Etudiants du Bénin ont fait une sortie hier. Les responsables de ce syndicat estudiantin n’ont pas mâché leurs mots pour dire leurs quatre vérités au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Marie-Odile Atanasso.

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Les étudiants s’insurgent et demandent des comptes

Tout en refusant de s’acquittant de ces sommes exorbitantes, les étudiants demandent des comptes aux responsables du rectorat de leur université. Selon eux, même s’il faut payer les nouvelles sommes demandées pour l’inscription, il faut d’abord faire toute la lumière sur l’argent déjà perçu par l’administration universitaire. De fait, l’équipe rectorale aurait déjà détourné les frais d’inscriptions des années antérieures, payés par certains étudiants comme ceux qui bénéficient d’allocations universitaires ou ceux qui redoublent leur année. Ils ordonnent que le rectorat fasse un compte rendu de la gestion de cet argent avant d’espérer toute autre chose. « Les étudiants ne doivent pas payer les frais d’inscription imposés par le pouvoir mafieux de Patrice Talon. », lance l’un des leaders de l’UNSEB. Selon eux les infrastructures universités construites ces dernières années n’ont été possibles grâce à des dons. Alors ils demandent qu’on leur explique ce qu’on fait avec leurs inscriptions.

Ils annoncent de mouvements de protestation

Face à une telle arnaque, l’UNSEB prévoit organiser des manifestations de grande envergure pour mettre fin à cette mal-gouvernance. Cette action aura pour conséquence de contraindre l’Etat à renoncer à ces pratiques frauduleuses et à donner sa chance à tous les citoyens, même les plus pauvres. « En considération de ce tableau illustratif de l’arnaque en milieu universitaire, l’UNSEB rejette la continuité du paiement des frais d’inscription et appelle les étudiants à une mobilisation générale dans les jours à venir… » Annonce le syndicat estudiantin. Le gouvernement béninois est donc prévenu !
Les étudiants béninois n’entendent pas se faire gruger sans réagir comme il a été de coutume jusqu’ici. Cette fois-ci ils observent la vigilance et demande la transparence dans la gestion des finances des universités publiques de leur pays. Derrière les responsables de leur rectorat, c’est le gouvernement de Patrice Talon qui est indexé. De plus en plus s’élève contre sa gouvernance que les populations avaient pourtant considérée comme une rupture. Celui qui est récemment revenu sur sa décision de ne briguer qu’un seul mandat, devrait se dépêcher d’écouter les étudiants.

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