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Togo : acculé par l’opposition, Faure Gnassingbé réagit

Depuis plusieurs mois, l’opposition togolaise bat le pavé, sans répit afin de faire plier le président Faure Gnassingbé Eyadema. Des mouvements de la société civile et les partis d’oppositions mettent de plus en plus la pression.

Avec le temps, la crise politique s’enlise et le risque de la voir se radicaliser est bien réel. Quant au pouvoir, il ne lui reste plus qu’une alternative s’il veut s’en sortir. C’est pourquoi Faure Gnassingbé a décidé de prendre des mesures pour calmer la grogne.
Le chef d’Etat togolais a réagi aux protestations de l’opposition en proposant un dialogue politique national. C’est dans cette perspective qu’il sillonne depuis hier les capitales de la sous-région ouest-africaine afin de recueillir l’expérience de ses pairs. Hier à Abidjan, aujourd’hui à Abuja, le chef de l’Etat togolais tente de trouver une issue politique à la crise dans son pays.

Le Togo debout pour le départ du clan Gnassingbé

Depuis le mois d’août, la rue grogne au Togo, sans faiblir. Réuni au sein du mouvement « Front citoyen Togo debout », la société civile ne veut point donner de répit au pouvoir de Lomé. Elle entend rester mobiliser jusqu’à la chute de la dynastie Gnassingbé. Cette dynastie a commencé en 1972 lorsque le père, Gnassingbé Eyadema s’empara du pouvoir. Mort en 2005, son fils lui succéda et depuis ce dernier règne sur le pays. Alors que le peuple togolais attend que Gnassingbé fils se retire du pouvoir après 3 mandats, celui-ci envisage se représenter en 2020 en modifiant la constitution. Le peuple togolais lui oppose une fin de non-recevoir.

Une tournée de coopération et de résolution de crise

Acculé par son opposition, Faure Gnassingbé a décidé de se donner un peu de répit. Pour se faire, il avait appelé à un dialogue politique national qui devait se tenir le 6 novembre dernier. Malheureusement le dialogue n’a pas eu lieu. A Abidjan hier, il s’est entretenu avec son homologue ivoirien à ce sujet. Selon lui, la responsabilité incombe à l’opposition qui ne voudrait pas discuter.

« Quelles que soient les situations, les évolutions, tout doit se terminer par un dialogue. Ce dialogue est en cours de préparation. Pour dialoguer il faut être deux, ma voix seule ne suffit pas. »

a-t-il dit. Aujourd’hui il est à Abuja pour rencontrer également le président de la République Fédérale du Nigéria, Muhammadu Buhari.

L’opposition reste vigilante

Pendant que le président Faure Gnassingbé se tient en tête à tête avec son homologue nigérian, les leaders de l’opposition s’activent de leur côté. Ce matin, le chef du Parti National Panafricain, Tikpi Atchadam rencontre à Paris Alpha Condé président en exercice de l’Union Africaine. Il est arrivé à la suite de Jean-Pierre Favre le chef de file de l’opposition togolaise. A l’ordre du jour la sécurité de Tikpi et le départ sans conditions de Faure Gnassingbé.
Le président Faure Gnassingbé Eyadema veut aller vite. Pour cela il souhaite que le dialogue politique qu’il a annoncé se tienne dans les semaines à venir. En revanche l’opposition ne semble pas aussi pressée que son chef d’Etat. Elle s’est dite favorable au dialogue mais pas n’importe quel dialogue. Le dialogue qu’elle réclame est celui du départ sans conditions de Faure Gnassingbé. Pourtant les conditions sont bien nombreuses du côté du pouvoir en place. A cette allure, seule l’intervention des dirigeants de la CEDEAO pourra départager les protagonistes.

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