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Transactions électroniques en Côte d’Ivoire : deux caissiers arrêtés à Abidjan

Les fraudes pendant les transactions électroniques en Côte d’Ivoire sont bien connues de tous. A Abidjan, deux caissiers qui s’adonnaient à cette pratique interdite ont été mis aux arrêts par la PLCC et déférés au Parquet.

Les transactions électroniques en Côte d’Ivoire font souvent l’objet de plusieurs cas de fraudes et de retraits d’argent à l’insu des vrais bénéficiaires. Engagés dans la lutte contre toutes formes d’activités cybercriminelles, la Direction de l’Informatique et des Traces Technologique, en étroite collaboration avec le PLCC, a mis la main sur deux caissiers accusés d’avoir frauduleusement interceptés deux mandats de retraits d’argent. Samaké Daouda et Sanogo Asta, tous deux employés d’agences de retraits et d’envois d’argent, ont été cueillis par des éléments de la Plateforme de Lutte contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire après investigation. Le retrait suspect de deux mandats de 300.000 francs Cfa et de 327.978 FCFA a suscité la grosse curiosité des agents du PLCC qui ont fini par localiser d’où les deux mandats ont été encaissés. Sans pour autant révéler le nom de l’agence, la PLCC a indiqué pour sa part que les deux mandats expédiés en Côte d’Ivoire ont été retirés frauduleusement par le dénommé Samaké Daouda, employé dans une agence de retrait située aux 2 plateaux dans la commune de Cocody. Ce dernier a révélé aux agents de la PLCC qu’il avait bel et bien retiré les deux mandats dont le montant total s’élève à près de 628.000 (environ 1000 euros). Toutefois, Daouda Samaké confie également qu’il a réussi à retirer les deux mandats frauduleusement grâce à sa complice du nom de Sanogo Asta. Les enquêteurs de la PLCC se sont mis aux trousses de la complice en question qui sera également arrêtée dans cette affaire de transaction électronique frauduleuse. Passée aux aveux, Sanogo Asta reconnais avoir transmis les deux codes de retraits à son complice afin qu’il puisse retirer l’argent illégalement. Pour sa défense, Samaké Daouda qui a effectué le retrait des deux mandats sur injonction de sa complice avoue l’avoir fait pour rendre service à sa collègue. Cette dernière a révélé lors de l’interrogatoire qu’elle aurait reçu les deux codes d’une personne de son entourage, mais le PLCC n’a pour l’instant rien dit au sujet de l’identité de cet inconnu.

Les deux caissiers devant le Parquet

Triste fin d’année pour Samaké Daouda et Asta Sanogo épinglés pour transactions électroniques frauduleuses. Les deux complices ont été mis à la disposition du Parquet qui devra décider de leur sort après les avoir auditionnés. Quoi qu’il en soit, les deux complices ont reconnus qu’ils enfreignaient les règles qui régissaient leur métier en s’adonnant à ce retrait frauduleux de deux mandats qui ne leur étaient guère destinés. Ces transactions électroniques frauduleusement interceptés par des inconnus sont une réalité en Côte d’Ivoire, même si c’est la fin de cavale pour deux caissiers qui s’adonnaient à cette pratique. Bien souvent, ces caissiers des agences de retrait travaillent en étroite collaboration avec les brouteurs qui leur fournissent les codes de mandats. En contrepartie de ce retrait, les caissiers sont rémunérés moyennant une commission fixé sur le montant du mandat.

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