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Procès Michel Gbagbo : un mois de prison ferme et une amende requis

Le procureur a requis ce vendredi un mois de prison ferme contre Michel Gbagbo, fils de l’ancien chef d’Etat jugé pour ‘‘divulgation de fausses informations’’. Le verdict sera connu le 26 janvier prochain.

Le verdict final du procès de Michel Gbagbo sera connu le 26 janvier 2018. Poursuivi pour ‘‘divulgation de fausses informations’’, le fils de l’ancien président ivoirien était devant les juges ce vendredi dans le cadre du procès intenté contre lui. Selon l’information qui nous est parvenue, l’audience du jour n’a duré que quelques heures. A l’issue de l’audience du jour, le procureur a requis un an d’emprisonnement ferme contre Michel Gbagbo jugé pour avoir divulgué de fausses informations, notamment pour avoir affirmé dans les médias qu’il existe encore des prisonniers politiques selon les explications données par son entourage. Le procureur a également fixé une amende de cinq millions de francs Cfa au fils de Laurent Gbagbo ce vendredi. Le verdict des juges sera connu le 26 janvier prochain, mais déjà des voix s’élèvent dans le camp de l’opposition pour dénoncer ce procès. Toutefois, comparé au procès d’Hubert Oulaye ou celui d’Abehi Jean Noel, l’on serait tenté de dire que le procureur a été plutôt clément. Pour les deux autres accusés, la perpétuité avait été requise, tandis que le procureur a requis seulement un mois de prison ferme et une amende de 5 millions contre Michel Gbagbo. Une condamnation du fils de l’ancien chef d’Etat serait un coup dur pour les partisans de l’aile radicale du FPI, étant donné l’influence de Michel Gbagbo au sein de la tendance des Gbagbo Ou Rien. Un acquittement le 26 janvier prochain serait en revanche un pas de plus vers le très sensible processus de réconciliation en Côte d’Ivoire.

Michel Gbagbo et la question des prisonniers politiques

Selon l’entourage de Michel Gbagbo, ce procès intenté contre lui pour « divulgation de fausses informations » serait lié à ses déclarations sur le dossier des prisonniers politiques. Sur ce dossier, l’Etat de Côte d’Ivoire avait clairement signifié qu’aucun détenu politique ne croupissait dans les cellules de la MACA, une position rejetée par les partisans de l’ancien régime. Ces derniers expliquent que 250 prisonniers politiques sont encore détenus en Côte d’Ivoire. Le procès des Pro-Gbagbo s’accélère en Côte d’Ivoire, mais les verdicts sont loin d’être à la hauteur des attentes du camp Gbagbo. Si Simone Gbagbo a été relaxée dans son second procès, l’ancienne première dame du pays est toujours sous le coup d’une peine de 20 ans d’assignation à résidence qu’elle purge depuis quelques années. La sentence pour le professeur Hubert Oulaye a été moins clémente puisque ce dernier a été condamné à 20 ans de prison par la justice ivoirienne. Quant au cas Michel Gbagbo, le juge pourrait très bien rejeter la condamnation à la prison ferme pour cautionner sa liberté au paiement de l’amende requise par le procureur, ou peut-être aller vers une relaxe du fils de l’ancien président ivoirien. La décision du juge dans l’affaire Michel Gbagbo connue dans deux semaines.

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Claire Bailly