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Jean-Louis Billon : ‘‘je reste le président du Conseil régional du Hambol’’

Démis par un arrêté ministériel il y’a des mois, Jean Louis-Billon n’envisage pas de renoncer si facilement à la présidence du Conseil régional du Hambol. Dans une interview accordée au quotidien Le Nouveau Réveil, l’ancien ministre de la culture a déclaré qu’il était toujours à son poste malgré la nomination par décret d’un nouveau président.

Jean-Louis Billon signe et persiste, ‘‘je reste le président du Conseil Régional du Hambol’’, a martelé l’ancien ministre ivoirien du commerce. Elu il y’a de cela cinq ans à ce poste, le cadre PDCI RDA avait été suspendu l’année dernière de la présidence du Conseil par un arrêté du ministère de l’intérieur. Pour succéder à Jean Louis Billon, Ibrahim Kalil Konaté, siégeant déjà au sein du Conseil Régional du Hambol, a été désigné par un décret ministériel il y’a quelques jours comme nouveau président. Cette nomination a été tout naturellement contestée par l’ancien ministre du commerce qui avait été élu à ce poste sous la bannière RHDP en 2013. Au cours d’une interview accordée au quotidien ivoirien Le Nouveau Réveil, le patron du groupe SIFCA est brièvement revenu sur les circonstances de sa suspension et aussi sur la récente nomination du candidat indépendant Ibrahim Kalil Konaté comme son successeur. D’entrée de jeu, Jean-Louis Billon a balayé d’un revers de la main la désignation d’Ibrahim Kalil Konaté à son poste par un arrêté du ministère de l’intérieur : « Tout d’abord, je tiens à préciser que je reste le président du Conseil régional du Hambol. J’ai été élu légalement et sans contestation. Donc je reste le président du Conseil régional du Hambol. La décision qui a été prise depuis le départ est une décision illégale. Elle n’est donc opposable ni à moi ni aux tiers. Elle a été prise au mépris des textes qui régissent les Conseils régionaux. », a révélé l’ancien ministre du commerce au cours de l’interview. Suspendu en juillet 2017 dans des circonstances jusqu’à ce jour confuses, Jean-Louis Billon a dénoncé durant l’interview cette violation grâce des textes à travers la nomination d’Ibrahim Kalil Konaté comme son successeur.

Ibrahim Kalil Konaté, un conseiller illégal

En plus d’avoir contesté la nomination de son successeur par arrêté du ministériel, Jean Louis Billon est allé encore plus loin pour démontrer le caractère illégale de cette nomination. D’après les informations fournies par l’ancien ministre Ibrahim Kalil Konaté devrait être révélé de son poste de Conseiller pour la région du Hambol selon les textes du Conseil Régional : « Le conseiller nommé a été admis au Conseil régional par la proportionnelle, donc même pas issu de la liste victorieuse, car il était candidat indépendant à ces élections. Sur les seize sessions tenues de 2013 à ce jour, il totalise quinze absences. Il devrait donc, selon les règles en la matière, être démis de sa fonction de conseiller après trois absences injustifiées. », a fait remarquer le patron du groupe SIFCA.

Jean Louis-Billon fustige le ministère de l’intérieur

L’ancien ministre du commerce n’a pas mâché ses mots à l’égard du ministère de l’intérieur qui l’avait démis par arrêté il y’a six mois avant de nommer il y’a quelques jours Ibrahim Kalil Konaté comme son successeur : ‘‘De quel droit le ministre de l’Intérieur se permet-il de désigner un conseiller pour assurer la présidence d’un Conseil régional ? De quel droit se permet le ministre ? Il faut faire attention à ne pas fragiliser l’Etat de droit alors que nous parlons d’une institution d’élus.’’, a-t-il martelé. Parlant du ministre de l’Intérieur, Jean-Louis Billon a laissé entendre que ce dernier ‘‘ est en train de ruiner la confiance que les administrés ont en leur administration territoriale’’. La nomination de Kalil Konaté comme président du Conseil Régional du Hambol signe donc le début d’un nouveau bras de fer entre Billon et le ministre de l’Intérieur, étant donné que l’ancien ministre a clairement indiqué qu’il restait toujours à son poste en dépit de l’arrêté ministériel fait état de la nomination de son successeur.

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